P. Berger, loc. cit
2. IIanno, Pcriplus, 18. Nôtou Ke'pa ç : aç oi ëpu.ï)v£e; èxâXouv Top£X- Xaç.
3. S. Augustin, Confessiones, Vf, 9,14; Boeswilyvald et Cagnat, Timgad , in-4°, Paris, 1891, p. 6.
4. C. I. L., u. 13423, 13881. Les fouilles du P. A. L. Delattre ont été exposées dans de nombreux travaux dispersés dans plusieurs revues. Ou trouvera une bibliographie de ces dissertations dans J. d’Anselme de Puisaye, Élude sur les diverses publications du II. P. Delattre, in-8°, Paris, 1895 et dans R. P. Delattre, Un pèlerinage aux ruines de Carthage et au musée Lavigerie, in-8°, Lyon, 1902, p. 1-IY, ad calcem.
5. Dureau de la Malle, Topographie de Carthage, in-8°, Paris, 1835, p. 214 ; V. Guérin, Voyage archéol. dans la régence de Tunis, t. I, p. 61 ; Tissot, Géogr. comparée, I. I, p. 659. E. Babelon, Carthage, p. 108. Sciivvarze, op. cit., p. 34 sq.
raun aux monuments des villes antiques; entassés sur un espace étroit, ils se gênaient parfois les uns les autres, la grande basilique de Tipasa de Maurétanie avait sa façade à quelques mètres du rempart romain et ne se trouvait pas d’équerre avec lui 1 . Les rivalités religieuses ont contribué à la multiplication des églises, des basiliques, des oratoires, disposés dans un étrange désordre si nous les jugeons avec les habitudes d’alignement que révèlent nos villes modernes. La raison qui a pu, dans certains cas, provoquer à ces constructions engagées les unes dans les autres fut le désir d’approcher le plus près possible du sol qui renfermait le corps d’un martyr, ou bien la pensée de braver jusque dans leur temple les dissidents ou les orthodoxes. Saint Augustin rapporte que dans sa ville épiscopale on entendait d’une église à l’autre — catholique et donatiste — les chants qui accompagnaient le culte2. C’est surtout en Numidie que les rivalités s’affirmèrent sous cet aspect monumental; de simples bourgades, Henchirel-Azreg3, Kherbet-bou-Addouffen4, Hencliir-bou- Takrematène5, Ilenchir-Seffou 6, Kherbet Selmi 7, Henchir Teniet-el-Kebch 8 possèdent les ruines de plusieurs basiliques qu’on peut légitimement soupçonner avoir servi aux fidèles de communions diffe-
1. S. Gsei.l, Monuments antiques de i Algérie, in-8°, Paris, 1901, t. Il, p. 318, lig. 147.