‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 17 sur 245 · Graillot et Gsell, op. cit., p. 57, fig · texte numérisé non relu

Graillot et Gsell, op. cit., p. 57, fig

L'AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIÈCLE. 25

rentes. Il arrivait que, dans les localités où ils ne se sentaient pas en force pour enlever aux catholiques la basilique existante, les donatistes construisaient leur église que saint Optât de Milève trouvait bien inutile 1 ; ou bien ils s’emparaient de vive force de l’édifice, comme à Cirta, s’y établissaient, et c’était aux catholiques de construire une nouvelle église2. Ces églises occupaient, par rapport à la topographie des villes, des positions souvent excentriques. Dans un grand nombre de localités les ruines n’ont pas été relevées, ainsi qu’on s’y attendrait, au centre de l’agglomération, mais à la lisière et souvent hors des murailles de la cité; on en a des exemples à Djemila, à Ksar Sbelii, à Matifou, à Mdaourouch, à Tabsekt, à Tébessa, à Tigzirt, à Tipasa3 4. Cette circonstance se retrouve ailleurs, en Italie, en Gaule; à Kherbet Guidra et à Tipasa, des églises sont construites en dehors des remparts h ; il n’y a pas lieu d’en être surpris. Outre la raison qui peut se tirer du caractère funéraire des premiers lieux de réunion des chrétiens, caractère qui les excluait de l’intérieur des villes 5, il faut tenir compte des difficultés qu'on pouvait rencontrer alors comme de nos jours pour des raisons d’expropriation ou d’autres dont le détail ne nous est pas parvenu. Il semble qu’il y ait eu généralement un grand nombre d’édifices du culte. « Pour ne citer que quelques exemples s’appliquant à des localités déterminées, on rencontre dans les ruines de Timgad deux églises et trois chapelles ; à Tigzirt deux églises,

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