‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 171 sur 245 · Novellc CXLIX · texte numérisé non relu

Novellc CXLIX

L'AFRIQUE CHKETÏEIVNE.

il semblait que dans le clergé seulement se trouvait encore la conscience nécessaire pour exposer l’état des choses à l’empereur « afin que, disait celui-ci dans son rescrit, connaissant la vérité, nous décidions ce qu’il convient de faire 1 ».

Il était écrit que l’Afrique ne serait jamais plus prospère. Tandis qu’on se livrait à la joie de cette renaissance 2, l’Empereur attaqué par les Avares, par les Lombards, par les Perses, ne pouvait plus accorder qu’une attention insignifiante aux travaux de la paix. L’Afrique n’étant pas attaquée, on la négligea, on allait l’oublier peut-être quand on apprit, en 569, que le préfet Théodore venait d’être tué par les Maures 3 * 5. En 570, Theoctistos, magister militum de la province d’Afrique, fut battu par les Maures et tué b En 571, Amabilis, magister militum d’Afrique, fut tué par les Maures s. On ne sait rien de plus que ces noms, ces dates et ces violences. Quelles causes provoquèrent ces désastres successifs? Nous l’ignorons. Il est certain que pendant ces années, l’influence byzantine s’était étendue dans la direction de la Maurétanie Césarienne, mais ici encore, la diplomatie suivait le sillon tracé par les missionnaires. Vers 569, se place la conversion au catholicisme de la puissante tribu des Maccuritae, établie dans la Césarienne. Peut-être voulut-on aller trop vite en besogne, toujours est-il que ce ne fut qu’en 573 que la tribu renouvela solennellement sa

1. Zacharie von Lingenthal, Jus rjraeco-romanum , t. III, p. 9-10 (ann. 568).

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