‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 172 sur 245 · Ibid., ann · texte numérisé non relu

Ibid., ann

soumission à l’Empire et tout l’intervalle entre ces deux dates avait été troublé par les combats et les exécutions de 570, 571 et 572. Probablement, les tribus, inquiètes des progrès trop rapides des Byzantins vers l’ouest, se soulevèrent sous le commandement de Garmul, le grand chef indigène. Alors recommencèrent, comme en 546, les dévastations, les massacres. Des populations entières s’enfuirent, dans la crainte des Berbères, jusqu’en Espagne 1 2, le pays redevint désert 3 4 5. Après un court réveil, tout périclita de nouveau, les abus reparurent dans l’administration et dans l’armée, la force et la bonne volonté de l’empereur succombèrent, et découragé, malade, sentant sa raison lui échapper il appela à lui un régent de l’empire (574), Tibère Constantin, et l’associa à son dur labeur.

Le nouveau règne marqua un retour aux bonnes traditions de gouvernement. Le préfet Thomas fut replacé à la tête de l’administration africaine et le commandement de l’armée fut remis à Gennadius, officier instruit et énergique. Celui-ci attaqua vers 578 ou 579 le vieux chef maure, Garmul, qu’il battit et tua de sa propre main s. La disparition de Garmul découragea les indigènes, et un auteur nous apprend, à la date de 584 6, quë les Maures ne songeaient plus alors qu’à vivre tranquilles et soumis. L’empereur Ti-

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