‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 182 sur 245 · Ibid., III, 47, 48 ; XII · texte numérisé non relu

Ibid., III, 47, 48 ; XII

ver bon. Lui-même Dominique prenait conseil de Colombus, et s’en trouvait bien. « Par ces hommes, écrit M. C. Diehl, qu’il faut citer sans cesse puisqu’il a dit tout ce qu’on pouvait savoir de cette époque, par ces hommes, Grégoire rétablit en Afrique l’unité, la concorde, la discipline ecclésiastique : tandis que, en 594, dans la Proconsulaire, le concile de Carthage combattait vigoureusement l’hérésie donatiste et menaçait même de la déposition les évêques qui négligeraient de poursuivre les dissidents ] , en Numidie, grâce aux exhortations du pontife, on engageait contre les ennemis de l’Eglise une lutte courageuse, où les efforts de la prédication se mêlèrent aux condamnations conciliaires pour ramener les schismatiques repentants, pour punir les obstinés et les coupables 1 2. Aussi bien, de toutes parts, les Églises d’Afrique se tournaient vers Rome ; entre les évêques du diocèse africain et la cour pontificale c'était un constant échange de lettres et de mandataires : c’est au pane que s’adressait quiconque avait une plainte à faire, une injustice à dénoncer3; c’est à son tribunal qu’étaient cités les évêques accusés ou coupables 4 : bref, aucune décision importante ne se prenait sans son assentiment, et Grégoire félicitait5 6 à juste titre Dominique de Carthage du soin qu’il apportait en toute circonstance à consulter respectueusement le siège apostolique G. »

On ne peut manquer de reconnaître que l’on était assez loin alors de l’antique Eglise d’Afrique avec ses

1. Ibid., 3, .V Grégoire d’ailleurs blâmait cet excès de zèle.

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