‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 183 sur 245 · C. Diehl, op. cit., p · texte numérisé non relu

C. Diehl, op. cit., p

allures un peu glorieuses et cassantes. Ce n’est pas dès l’édit de Milan, en 313, mais seulement vers le temps de Justinien et les dernières années du vie siècle que l’on s’aperçoit aux résultats de la gravité des causes posées parle régime inauguré par l’union du sacerdoce et de l’empire. Au moment où la victoire du christianisme est définitive, sous Théodose, se conclut une sorte d’alliance qui ne donnera son plein effet qu’au temps où l’empire de Byzance aura pris son caractère essentiel de monarchie chrétienne. A partir de ce moment l’autorité impériale ne peut plus se désintéresser des affaires religieuses, elle a ses préférences théologiques, elle aura même sa théologie 1 . En même temps la puissance ecclésiastique a des vues politiques arrêtées, elle aura même, un jour, son plan politique et sa méthode de gouvernement.

Pour le moment on n’en est pas là et l’Afrique aura disparu de l’histoire au moment où s’ouvrira le conflit. Mais dès le temps de saint Grégoire l’autorité du patrice d’Afrique, véritable empereur au sens du pouvoir civil et militaire, n’est nullement limitée au sens du pouvoir religieux. Nous voyons intervenir Gennadius et Héraclius dans les affaires purement ecclésiastiques. Deux Églises sont-elles en conflit, elles recourent à lui 2 * * ; les dissidents prennent-ils une atti tude hostile, le patrice les gourmande c’est même lui qui juge de l’opportunité des campagnes apostoliques à entreprendre S’agit-il de tenir la main à l’observation des canons des conciles 5, de présider les dis-

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