‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 190 sur 245 · Byzantinische Zeitschrift, t. II, p · texte numérisé non relu

Byzantinische Zeitschrift, t. II, p

2. C. Diehl, op. cit., p. 527 sq. : « Sur ces relations qui semblent avoir parfois abouti à une véritable suzeraineté byzantine, voir les textes précédemment cités (TIbx-Khaldoun, t. I, p. 208; t. III, p. 191-192, parlant d’un impôt payé par les tribus au gouvernement impérial. »

3. Kn-Noveiri (trad. de Slave), dans le Journal asiatique, 184:1, p. 559.

construction de quelques monuments, et ces monuments ne sont point, comme on pourrait le croire, des ouvrages de fortification; à la veille même de l'invasion arabe un fonctionnaire byzantin trouvait le temps de réparer une église dans la cité de Thamugadi L On constate par la date à laquelle furent élevés les fortins byzantins que la population des régions qui s’étendent au sud de Kairouan et des plaines qui bordent les versants septentrionaux de l’Aurès jouit sans inquiétudes de ses biens et de ses travaux jusque vers le milieu du vne siècle. Cependant les esprits clairvoyants remarquaient que l’Afrique paraissait depuis quelque temps comme saisie entre les pinces d’un étau. Les villes grecques d'Espagne qui appartenaient à la Maurétanie seconde avaient été perdues et cédées par Héraclius (616, 621-631) 2 ; un peu plus tard (640) l’Égypte fut envahie par les Arabes et peut-être à cette époque la Tripolitaine fit-elle retour à l’Afrique.

En apparence, cependant, rien n’était changé et la domination byzantine gardait ses positions militaires les plus avancées. Les fonctionnaires étaient d’autant plus dévoués qu'on les laissait se montrer plus indociles, parfois même jusqu’à l’indiscipline. Quant aux chefs de tribus, ils demeuraient en paix, mais il est tout à fait probable que, ne recevant plus les subsides accoutumés 3, leur attitude n’était qu’un

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