‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 193 sur 245 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

tères catholiques ; cette mesure procura la paix, mais pour peu de temps. Les monophysites reprirent leurs agissements et, soutenus cette fois par l’influence de l’impératrice douairière Martine devenue toutepuissante par la mort de Constantin III (641), ils obtinrent d’agir en toute liberté et ne s’en cachèrent pas. C’était demander beaucoup que demander aux Africains la patience. Quand ceux-ci virent les étrangers prêcher l'erreur au nom de l’empereur et de l’impératrice dont ils montraient les lettres, l’indignation fut à son comble. Le préfet, sentant où les choses allaient en venir, n’hésita plus et déclara les lettres apocryphes1, produisit des témoins qui proclamèrent la parfaite orthodoxie de l’impératrice 2 et fit battre de verges tous les dissidents sur lesquels on put mettre la main3. Mandé peu après à Constantinople, son départ fut marqué par ces manifestations exubérantes dont les populations méridionales sont prodigues 4.

Le principal personnage de cette nouvelle querelle religieuse fut, en Afrique, un moine arrivé d’ürient peu auparavant5 et nommé Maxime. C’était un homme d’une soixantaine d’années6, ayant jadis occupé de grands emplois à la cour d’Héraclius. A une date qui paraît antérieure à 626 il avait embrassé la vie monastique et dès lors dévoué sa vie à la défense de la plus rigoureuse orthodoxie 7. Il s’était constitué

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