‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 194 sur 245 · P. G., t. XCI, col · texte numérisé non relu

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comme le gonfalonier de la foi romaine et on l’avait déjà vu lutter pour elle en Orient, à Alexandrie, en Italie. A son arrivée en Afrique il se lia avec l’abbé Tlialassius, alors en grande réputation de vertu et à qui on attribuait même des miracles Le préfet Georges l’accueillit avec faveur et s’habitua bientôt à faire de Maxime, dans les questions religieuses, son conseiller de prédilection1 2 3. Le moine vit de bonne heure à quel point l’épiscopat africain avait besoin d’être soulevé et replacé au niveau des difficiles circonstances et des obscurités théologiques du moment. 11 y réussit. « Non seulement, dit son biographe, les clercs et les évêques, mais encore le peuple et les magistrats étaient suspendus à ses lèvres et s’attachaient au saint comme le fer s’attache à l’aimant, ou comme les navigateurs se laissent entraîner aux chants des sirènes de la fable » Maxime s’était trouvé au diapason du tempérament africain et des passions de l’heure présente. On savait que le patriarche de Constantinople Pyrrhus s’efforçait de détacher de l’orthodoxie l’abbé Maxime et cette circonstance ajoutait encore à son illustration. « On juge, dit à son sujet M. Diehl, quelle influence un tel homme devait acquérir dans la province, quelle agitation aussi il y entretenait. Parmi les paroles en effet que prononçait le moine, quelques-unes étaient sin-

1. Thalassius était abbé d'un monastère voisin de Carthage, cf.

p. 325. Le texte lui décerne le titre de ô [xlya; ©aXâaoio; ô 0îâ<jo?o; et ajoute qu’il était « l’ornement de toute l'Afrique », itâcrav Tr)v ’Açpixïjv xaTaxooivijGavTa. Maxime fait de lui cet éloge qu'il est « selon la parole du Seigneur, le sel de la terre et la lumière du monde, par l’éclat de ses vertus et l’abondance de sa science. » P. G., t. XC, col. 257.

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