‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 195 sur 245 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

gulièrement graves : non seulement il déclarait nettement aux familiers du prince qui gouvernait à Byzance , que protéger ou même tolérer l’hérésie était un scandale véritable et une offense à Dieu: mais il lui arrivait de dire que, tant que régneraient Héraclius et sa race, le Seigneur demeurerait hostile à l’empire romain 1 , et on l’accusait d’user de son influence pour détourner de leur devoir d’obéissance les fonctionnaires publics. En tout cas, il entretenait en Afrique le mécontentement qu’avait créé le conflit religieux, et il exaspérait les tendances déjà trop manifestes à résister au despotisme impérial2. »

C’était beaucoup déjà que ce moine pour le repos des esprits, lorsque l’on vit arriver en exil à Carthage son principal adversaire, le patriarche Pyrrhus. Maxime, nous l’avons dit, s’était mis au diapason de l’Afrique, il en donna une nouvelle preuve. A peine Pyrrhus était-il arrivé que le moine le provoqua à une conférence contradictoire sur la doctrine monotliélite. Elle eut lieu au mois de juillet de l’an 645, en présence du patrice Grégoire, exarque d’Afrique, des évêques et des principaux personnages de la province. La discussion cette fois aboutit à un heureux résultat, Pyrrhus se déclara vaincu et convaincu; il promit en outre d’aller faire pénitence au tombeau des apôtres et de remettre au pape l'abjuration de ses erreurs3. Un tel succès était fait pour enflammer les évêques d’Afrique. Eux si calmes auparavant, ne rêvaient plus que triomphes.

Impatients de procurer la paix, mais une paix

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