‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 196 sur 245 · P. G., t. XCI, col · texte numérisé non relu

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glorieuse, à leurs Églises, ils croyaient devoir user sans retard des avantages de leur récente victoire ; ils se réunirent donc, au commencement de 646, en trois synodes provinciaux groupant les évêques de Numidie, de Byzacène et de Maurétanie 1 ; la Proconsulaire, dont le siège métropolitain de Carthage était vacant, tarda un peu pour son synode particulier, mais le tint néanmoins et s’associa aux décisions prises par le reste de l’épiscopat africain 2. Ces décisions avaient été prises à l’unanimité. Elles réprouvaient comme inutiles et dangereuses les nouveautés imaginées à Constantinople et protestaient de l'attachement à la foi orthodoxe traditionnelle; enfin elles condamnaient et anathématisaient quiconque oserait toucher au dogme fixé par les Pères et par les conciles 3.

Les synodes avaient rédigé deux lettres, la première à l’adresse du patriarche Paul, successeur de Pyrrhus, que l’on poussait à abandonner une erreur que son auteur lui-même venait de condamner; la seconde, adressée à l’empereur Constant II, le conjurait en sa qualité de basileus de mettre fin à l’hérésie et de contraindre le patriarche à rentrer dans l’orthodoxie On avait pu faire signer ces documents par quarante-trois évêques de la Byzacène et soixante-neuf de la Proconsulaire; nous ignorons le nombre et les noms des évêques de Numidie et de Maurétanie. On préférerait ne pas trouver dans la lettre à l’empereur des formules d’un loyalisme très clair et qui serait compromettant si on ne savait

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