C. DlEHL, op. cil., p
3. Op. cit., p. 361. Holmes, The Extinction of tlie Cliristianitij of North Afrilca, in-8°, London, 1898. Roiirbachek, Histoire de l'Église, t. XI, p. 183, mentionne la survivance de quelques débris jusqu’au xic siècle.
était l’indispensable condition de l’exploitation agricole ' .
La période qui s’étend entre 647 et 709 nous est connue par des récits dont la portée historique est presque nulle1 2. La mort de Grégoire avait rétabli le lien qui attachait l’Afrique à l’Empire, mais le nouvel exarque ne nous est pas connu et on ne sait comment faire l’histoire des années troublées qui suivirent l’invasion de 647. Vers le milieu du vne siècle il est peu probable que l’empereur, qui se sentait incapable de s’opposer en Italie aux desseins de l’usurpateur Olympius (650-652), se soit trouvé en mesure d’affirmer son autorité en Afrique, pour peu qu’elle y fût contestée. Le conilit religieux, devenu plus aigu que parle passé, ajoutait aux difficultés de la situation. La promulgation du Type par Constant II avait décidé les papes dans une opposition irréconciliable et les populations se trouvaient prêtes à courir les chances d’une rupture ouverte. Le pape Martin Ier pouvait compter sur le dévouement passionné des évêques d’Afrique non moins que sur celui des évêques d’Italie. Ceux d’entre eux qui avaient pris part au concile de Latran signèrent la lettre qui sommait l’empereur d’abjurer l’hérésie 3 ; tous ratifièrent l’anathème lancé en 649 contre YEchlèse dTIéraclius et le Type de Constant II, tous furent proclamés par le pape « les hérauts
1. Labbe, Concilia, 1. VI, col. 112-113. Dès 049, on trouve des moines africains réfugiés à Rome.
2. De Slave, Histoire des Berbères, t. IV, p. 565 : « Pour ce qui regarde l'Afrique septentrionale, l’exposition des événements qui eurent lieu pendant cette époque ne peut soutenir un examen critique ». Sur le dernier patrice, en 647, cf. Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale, in-8°, Paris, 1888, t. I, p. 190 sq. En 647, la razzia imposa les habitants de 300 quintaux d’or, ce qui équivaut à 3.000.000 de francs.