‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 204 sur 245 · H. Fournel, Les Berbères, t. I, p · texte numérisé non relu

H. Fournel, Les Berbères, t. I, p

6. Masqueray, op. cit., p. 184-191 ; AMARI, op. cil., t. I, p. 127-129 ; Mer-

certain d’ailleurs que, dès le lendemain de la conquête, les Berbères ne firent point difficultés à combattre pour leurs nouveaux maîtres : ce sont leurs contingents qui, presque seuls, sous les ordres de chefs de leur race, ont renversé le royaume wisigoth et soumis l’Espagne à l’islam.

« Enfin, sous le gouvernement des souverains de Constantinople, l’Eglise catholique avait été florissante dans la province ; pour elle aussi la décadence fut prompte. Tout d'abord les vainqueurs avaient permis aux populations chrétiennes de continuer à pratiquer leur culte sous condition de payer une taxe déterminée 2 ; et pourtant dès ce moment, soit pour conserver la possession de leurs biens, soit pour échapper aux mauvais traitements, beaucoup de lidèles avait embrassé l’islamisme, et, comme le dit un historien, « une masse d’églises avaient été transforméesen mosquées3 ». Vers 717, le khalife Omar II retira aux catholiques leurs privilèges; ils durenl se convertir ou quitter le pays h Beaucoup émigrèrent, s’en allèrent en Italie, en Gaule, jusqu’au fond de la Germanie 5 ; un plus grand nombre encore abjura; et moins d’un demi-siècle après la conquête, l’Église d’Afrique, jadis si illustre, était pour ainsi dire réduite à rien 6. »

cier. Histoire de l'Afrique septentrionale , in-8", Paris. 1888. t.I, p. 229-2:11.

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