Ibid., p. 59; Epliem. epigr., t. Y, p
mence une insurrection en Maurétanie qui dura plusieurs années (289-292) et ne se termina par une victoire qu’après avoir donné le temps aux tribus soulevées de ravager toute la frontière de la province Les pillards disparaissent pour laisser le champ libre aux citoyens. En 311, Maxence, obligé de reconquérir l’Afrique sur l’usurpateur Alexandre, fit piller et incendier Carthage etCirta1 2etau moment où Constantin commence à régner sur l’Afrique3, les querelles religieuses sont arrivées à un tel degré de violence que l’on doit recourir aux armes pour les apaiser.
Ce ne fut qu’après que le schisme religieux des donatistes eut pris le caractère d’une révolte politique que l'empereur intervint comme chef de l’armée. 11 recommanda au vicaire d’Afrique, Celsus, de traiter les donatistes avec dureté 4. En 320, le comte Ursacius dut envoyer une expédition pour réprimer les hérétiques organisés sur le pied d'une sorte de Jacquerie 5 6. Un peu plus tard, un certain comte Grégoire se montra plus sévère dans la répression®. A partir de ce moment, les désordres et les violences ne se comptent plus, l’armée romaine appesantit sa main et affirme sa présence. Après la mort de
1. C. I. L., n. 8924. Le dernier épisode du soulèvement est de 297/298. La Passio sancti Tipasii vetcrani se rapporte à cette campagne sur laquelle
1 raconte des fantaisies, telles que le combat de Maximien contre les Quinqueyentanei. Cf. Ancilecla bollandiana, t. IX, p. 116.
2. Zosime, Hist., II, 12, 13, 14; Aurélius Victor, De Caesarib., XL, 17-19; Epit. 40 ; Poulle, dans le Bec. de Constantine , t. XVIII, p. 192.
3. L’Afrique/appartenait à Maxence, Zosime, Hist., II, à qui les Carthaginois avaient envoyé 40.000 hommes qui n’empêchèrent pas sa défaite au pont Milvius. La mort de Maxence étant du 28 octobre 312 et cette mort ayant été suivie immédiatement d’un voyage de Constantin dans la Gaule, ce ne put être que l’année suivante que le nouvel empereur s’occupa des affaires d’Afrique. En effet, sa première intervention consista à évoquer à Rome l’affaire dont Majorin, par l'intermédiaire du proconsul d'Afrique, Anulinus, lui fit expédier les pièces le 14 avril 313. Cf. S. Augustin, Epist. LXXXV11I, ad Jamiarium episc. Donatist.