P. L., t. VIII, col. 489, 490 ; t. XLIII, col
5. Nous parlons ailleurs des violences des circoncellions. Sur Ursacius, cf. Tillemont, Mém. pour l'hist. eccl., t. VI, p. 101 ; R. Cagnat, op. cit., p. 721. note 5.
6. Optât, De Schismo Donatistarum, 1. III, c. 10. Sur ce Grégoire, cf. K. Cagnat, op. cit., p. 67.
APPENDICES
Constantin, un nommé Léonce 1 ; puis vers 340 ou dans une des années suivantes 2, Taurin, et cette fois sur l’appel même des évêques donatistes 3 envoya des soldats dans les marchés et les foires où les circoncellions .venaient d’ordinaire provoquer le désordre ; on les assomma sans quartier, principalement à Octnviensis, en Numidie4. En 348, nouvelle émotion, Constance avait envoyé deux personnages, Paul et Macaire5, distribuer des aumônes dans les trois provinces et travailler à effacer jusqu’au souvenir des troubles religieux dans les trois provinces. En approchant de Bagaï ils furent assaillis par les circoncellions et obligés, pour leur défense, de demander au comte Silvestre un corps de soldats ; les insurgés maltraitèrent les cavaliers d’escorte qui massacrèrent tout ce qui leur tomba sous la main6. « Quelque peu nombreux que soient les documents relatifs à la répression des donatistes et des circoncellions par les armes, quelque peu précis même qu’ils puissent paraître, ils suffisent à donner une idée très nette de l’agitation intérieure du pays à ce moment. Elle subsista longtemps encore après la date où se placent les événements qui viennent d’être mentionnés7. »
Ennemis du dedans et ennemis du dehors semblent conjurés pour s’opposer à la prospérité matérielle et sociale et au développement de l’Afrique. Nous pouvons deviner ce que les Églises avaient à souffrir en rappelant une de ces razzia qui nous est mieux connue que les autres. En 364, sous le règne de Jovien, les Austuriens,