‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 55 sur 245 · S. Gsell, op. cit., t. 11. p. 294 sq · texte numérisé non relu

S. Gsell, op. cit., t. 11. p. 294 sq

7. Calalogus codicum hagiograpli ., in-S0, Druxellis, 1889. t. I, p. 343, §3.

On sait combien les fidèles prenaient goût à ce mode de constructions économiques à l’aide de matériaux arrachés à d’anciens édifices h Saint Augustin rapporte qu’un prêtre de son diocèse, Leporius, ayant à faire construire un hôpital, acheta une maison « qu’il pensait devoir lui être utile à cause des pierres 2 ». Les ruines confirment ce que ce trait de mœurs laisse entrevoir. Les édifices furent traités comme des carrières, ceci explique pourquoi les assises de grand appareil sont extrêmement rares en Afrique3; on en trouve à Tébessa’, à Tipasa5, à Taoura, région de Souk-Ahras c ; parfois une partie seulement de l’édifice a été construite au moyen des remplois, par exemple : à Tigzirt, le milieu de la façade"; à A nnouna, la façade et l’abside8; à Guesseria, la façade d’une petite chapelle ou baptistère9 ; àlIenschir-el-Hamman, l’abside 10 ; à Kherbet-Guidra, les angles H ; à Tipasa, le bas des murs 12.

Les œuvres d’art ne semblent pas avoir obtenu plus de respect que les monuments. On a découvert en 1879, à Henschir Rohban 13, un caveau soigneusement

1. H. I.eclercq, art. Acliaie, dans D. Cabiiol, Dict. d’arcli. et de lilurrj., t. I, col. 332.

Page 1