Code Théod., XVI, tx
Il est possible que quelques exemples aient modéré l’ardeur des Juifs à pratiquer cette opération compromettante, mais on constate que vers la lin du iv® siècle le goût du prosélytisme paraît complètement éteint; à cette époque les Juifs évitent soigneusement toute occasion de dispute avec les chrétiens 1 , c’est à peine si on prononce leur nom dans le grand conflit religieux qui agite l’Afrique de ce temps2; seul saint Augustin, toujours amoureux de conférences contradictoires, convoque Y Ancien de la secte judaïsante des Caelicolae à une dispute publique 3 * 5 6 ; mais on ne voit pas que celui-ci ait accepté l’invitation.
La littérature polémique s’enrichit d’un trailé de saint Augustin, le Tractatus cidversus Judaeos qui, comme le dit très bien M. Monceaux 3, « ne contient rien de très neuf. Il est intéressant, néanmoins, et assez vivant, parce que l’auteur y vise des contradicteurs bien connus de lui et répond à des objections précises. L’évêque ne veut point désespérer de la conversion des Juifs qui l’entourent; on voit pourtant par les derniers mots de sa péroraison G, qu’il ne se faisait guère d’illusions sur l’accueil réservé à ses pressants appels. 11 se consolait à la pensée que les Juifs devaient se convertir et se réconcilier avec les chrétiens avant le jugement dernier 7 » .