S. Augustin, Adv. Judaeos
7. De civitate Del, XX, 29. « On irouve, à la suite des oeuvres de saint Augustin un opuscule qui paraît d’origine africaine, et qui est intitulé De allercatione Ecclcsiae et Synagogue diatogus, P. L., t. XL1I,
Au commencement de ses polémiques contre les donatistes, saint Augustin s’en rapportait volontiers à saint Optât. C’est ce qu’il fait dans son psaume alphabétique, composé vers 393, et dans son premier livre contre l’épître de Parménien. Il renvoie même expressément, dans ce dernier ouvrage 1 , aux livres et aux documents de saint Optât. Cependant il ne tarda pas à s’apercevoir qu’en s’en tenant aux documents, en négligeant quelques détails dont Optât n’indiquait pas la source, en insistant au contraire sur certaines pièces qu’il n’avait pas assez mises en relief, il était possible de donner une meilleure tournure à l’apologie de Cécilien. C’est ce qu’on le voit faire, en bien des rencontres, depuis sa lettre n° 43, qui paraît être de l’année 398, jusqu’au temps de la conférence (411 2. Son argumentation suit un ordre invariable. D’abord l’enquête de 320, le concile de Cirta et celui de Carthage, qui prouvent que les fondateurs du schisme sont des traditeurs et des gens peu recommandables ; ensuite la requête adressée par eux à Constantin, puis le concile de Rome, la protestation des Donatistes contre sa sentence, leur condamnation au concile d’Arles, leur appel de ce concile à l’empereur, enfin la sentence impériale3.
cul. 1131. D'après les allusions aux rescrits impériaux, il doit dater du commencement du Ve siècle. Mais il n’a d'autre intérêt que de montrer, dans l’entourage d’Augustin, la persistance des polémiques entre les deux religions ». P. Monceaux, op. cil ., p. 25. Cf. Dom G. Morin, Deux écrits de polémique antijuive de ta seconde moitié du IVe siècle d’après te Cod.Casin. 247-, dans la Revue d'histoire ecclésiastique, 1900, t. I, p. 207 sq.