Contra cj)ist. Parmeniani , I
2. Episl. 03,53, 76,88, 89, 93; De unilatc Ecclcsiae, 06; Contra Cresconium, III, 67 ; IV, 9, 27-31.
3. L. Duchesne, op. cil., p. 601, 602; cf. O. Seeck. dans Zeitschrift der Savigny-Stiftung fur Rcchtsgeschichte, t.X. Roman Ablheil.,p.l-hk, 177-251. M. Leïdecker, llistoria Ecctesiac africanae illustrata, qua
Lorsque saint Augustin commença à s’occuper du Donatisme, la secte possédait encore de nombreux partisans. A Hippone et dans une partie de la Numidie ils formaient la majorité. On s’explique le trouble des consciences lorsqu’on voit l’évêque Crispinus faisant rebaptiser à la fois quatre-vingts cultivateurs attachés à un domaine qu’il vient d’acquérir, tandis que Pammachius convertit ses colons schismatiques au catholicisme. Le parti ne possédait plus à ce moment un seul homme d’action ou de pensée qu’on pût opposer avec quelque honneur à ceux que comptait le parti catholique. A plus forte raison en fut-il ainsi lorsque ce dernier parti remit le soin de sa défense à saint Augustin. Celui-ci fut admirablement doublé d’un de ses collègues, le primat d’Afrique, Aurélius de Carthage. C’était un homme bon et doux, sans autre relief que celui qu’il tenait de son rang. Il visitait les provinces, convoquait les évêques en concile; on subissait le charme de sa simplicité, de sa loyauté, et ce qu’on redoutait le plus n’était pas de le contredire mais de le contrarier. Il était de ceux qui savent se faire aimer autant qu’estimer et tout son désir allait à la paix. Dans les premiers temps de l’action commune avec Augustin et lorsque son jeune collègue s’inspirait de lui d’une manière habituelle, on croit retrouver son influence dans un
Ecclcsiae africanae origo, slatus, variaque illius fata et intérims exponunlur,et de illius principiis fi de. cultu , libertatc et pugna praccipuc cum schismaticis clonatislis disseritur ]>ro Ecclcsiae reformatae vei ilate et libertatc , in -'i°, Ultrajecti, 1090. Le tome II regarde particulièrement le donatisme, mais il est impossible de songer à transcrire la Summa capitum qui s’étend sur dix-huit pages. Cf. Ribbeck, Donatus und Auguslinus , in-8°, Elberfeld, 1858. Hahn a essayé de reconstituer la doctrine de Tychonius, cf. Studien zur Geschiclilc der Kirche de Bo\wetsch und Seeberg, 1900, t. VI, fasc. II.
chant populaire qui fut composé par l’évêque d’IIippone et on voit que le principal grief contre le donatisme, c’est qu’il a rompu l’unité catholique et compromis la paix. Voilà le grand reproche et saint Augustin en a fait le refrain de chaque couplet :
Oinnes qui gaudetis de pace
Modo verum judicale.
L’histoire de la dernière période active du parti donatiste ne démentit pas ce que nous en avons vu pendant la période de ses origines et de son développement. Dès 393 le synode d’IIippone et en 397 le concile de Carthage posèrent la question de savoir s'il fallait recevoir les hérétiques avec le rang qu'ils occupaient dans la hiérarchie de leur secte. Les précédents de l’Eglise d’Afrique s’y opposaient, puisque dès le temps de saint Cyprien les dissidents appartenant au clergé n’étaient reçus qu’à la communion laïque. Mais ce précédent avait été infirmé par des cas particuliers qui remontaient à l’origine du schisme. Le pape Melchiade avait imposé la réception sans déchéance, des clercs et des évêques ordonnés par Majorin1, et son ordonnance avait été mise en vigueur, même du temps de Macaire. L’évêque Aurélius et ceux qui comme lui s’efforçaient d’aplanir les voies à une réconciliation demandèrent aux évêques de Rome et de Milan s’il conviendrait d’exempter de la déchéance à la communion laïque ceux qui n’auraient pas rebaptisé et ceux qui amèneraient avec eux leur peuple à l’Église catholique2. On proposa en outre d’étendre cette indulgence à ceux qui, enfants, avaient été baptisés dans le