‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 6 sur 245 · Ibid., III · texte numérisé non relu

Ibid., III

L AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIÈCLE. II

Apulée etTérence demeuraient les idoles de la jeunesse

Il existait des manuels dans presque toutes les branches; pour la littérature les Anthologies, pour la mythologie les sommaires. Pour l’enseignement moral, on apprenait de mémoire les Sentences des Douze Sages et les Distiques de Caton qui, au dire de l’Africain Vindicianus, figuraient dans la bibliothèque de tous les gens instruits du pays 1 2. Pour la métrique on faisait usage du manuel de Cæsius Bassus 3. « Enfin, à la suite des oeuvres de l’Africain Servius sont conservés de petits lexiques grécolatins. Mettons l’un à côté de l’autre ces dictionnaires, ces abrégés de métrique, de morale, de mythologie, d’histoire; joignons-y l’Anthologie de Carthage, un Virgile, un Salluste, des morceaux choisis d’Apulée ; et nous pourrons nous figurer assez exactement la bibliothèque d’un collégien d’Afrique 4. »

Ces collégiens avaient des devoirs à faire . Voici à peu près en quoi ils consistaient : « Par exemple il me fallait exprimer la colère et la douleur de Junon, quand elle s’indigne de ne pouvoir retenir loin d’Italie le roi des Troyens. Il fallait reproduire des paroles qu’elle n’avait jamais prononcées. Nous devions suivre en chancelant les traces des fictions de nos poètes, et dire en prose ce que Virgile avait dit en vers. Pour être complimenté, il fallait observer la dignité du

1. Confess.,l,ii-l&;Anthologie de Carthage, dans Baeiirens, Poclae latini minores, t. IV. Voir les couplets métriques d’Apollinaire de Carthage résumant chaque livre de 1 Éneide. Ibid., t. IV, p. 169-172. Exupérius écrivit un abrégé de Salluste.

2. Epislula Vindiciani ad Valenlinianum, dans Marcellus, De médicam. (édit. IIelmreicii), Leipzig, 1889.

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