‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 7 sur 245 · Keil, Grammat. lat., t. VI, p · texte numérisé non relu

Keil, Grammat. lat., t. VI, p

h. P. Monceaux, Les Africains, p. 5'i.

personnage mis en scène, lui prêter les sentiments les plus vraisemblables dans la colère, et revêtir ses pensées d’un langage convenable et approprié L » Le sujet n’était peut-être pas des mieux faits pour enflammer, et cependant on s’enflammait : « On me proposait, c’est toujours saint Augustin qui parle, des exercices qui jetaient mon âme dans l’anxiété. Je désirais le succès, je craignais la honte ou les coups. J’aimais à être plus applaudi que mes condisciples quand venait mon tour de lire mon devoir 2. » Un document dont nous avons déjà parlé longuement, la Passioss. Perpetuae et Felicitatis, qui contient, comme nous l’avons dit, deux relations autographes des martyrs Perpétue et Saturus intercalées dans le récit, va nous donner une idée de ces compositions d’écoliers africains. Le langage du catéchiste — sur lequel nous ignorons tout — et celui de sa jeune néophyte est d’une monotonie étrange. Perpétue emploie 152 fois la conjonction et sur un récit de 172 lignes, du format in-8°. Saturus emploie cette même conjonction 57 fois sur 52 lignes. En

13 lignes Perpétue répète le mot cancer 5 fois; en 10 lignes le mot infans 4 fois; en 5 lignes le mot scala 4 fois; en 6 lignes le mot ascendere 5 fois. Et remarquez que les synonymes de tous ces mots ne manquent pas. En outre des expressions reparaissent sans changement à quelques mots d’intervalle, ou avec une modification presque insensible.

g VIII : quam rétro videram.... quam rétro vidercim. g A' : faulores mei... faulores mei... fautores met. g VI : pater meus consumptus taedio... g IX : paler meus consumptus taedio.

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