‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 61 sur 245 · Concil. Carlliagin · texte numérisé non relu

Concil. Carlliagin

schisme. Ces mesures avaient l’avantage de recruter le clergé catholique en un moment où il était particulièrement dépourvu de sujets. Vers l’an 400, le primat de Carthage était hors d’état de satisfaire les demandes des fidèles réclamant un prêtre ; non seulement il n’avait pas de prêtre à leur envoyer, mais pas même de diacre, fùt-il illettré h Les tendances indulgentes avaient prévalu dans le Concile tenu à Carthage le 16 juin 401- ; celui du 13 septembre de la même année, suivant la tactique que réclamait le tempérament africain, décida l’offensive. Le pape Anastase ayant invité les catholiques à faire éclater aux yeux de tous la conduite tortueuse des donatistes, on résolut de demander aux fonctionnaires de l’ordre civil communication de tout ce qui, dans chaque localité, concernait l’affaire des maximianistes. On voulait mettre les donatistes en contradiction avec eux-mêmes. Ils se reprochaient les schismes à l’intérieur de la secte comme des crimes, pourquoi prenaient-ils leur parti du schisme avec l’Eglise universelle? Ils recevaient sans les rebaptiser les maximianistes qui revenaient à leur communion, pourquoi des mesures différentes à l’égard des catholiques1 2 3? Le concile résolut de ne rien négliger pour mettre ces inconséquences déloyales sous les yeux de tous.

Le concile du 25 août 403 alla plus loin et organisa des conférences contradictoires dans lesquelles on apporterait, afin de ne laisser aucune échappatoire,

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