‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 70 sur 245 · P. !... t. XLV, col. 1720 sq · texte numérisé non relu

P. !... t. XLV, col. 1720 sq

ment tout se passa en écritures. Le concile réuni à Carthage (fin de 417 ou commencement de 418) rédigea une longue lettre adressée au pape dans laquelle on lui expliquait avec des égards infinis qu’il avait pris le mensonge pour la vérité et qu’il ne saurait mieux faire que de maintenir les décisions d’innocent Ier L De plus, on lui adressa tout le dossier de l'affaire. Le pape répondit (21 mars 418) qu’il comptait reprendre le débat avec l’épiscopat d’Afrique et que pour le moment il laissait toutes choses en l’état. La lettre arriva à Carthage le 1er mai où on ne l’attendait plus, car on y aimait à mener rondement les affaires. Le synode général de Carthage se trouvant précisément réuni, composé de plus de 224 évêques 1 2, rédigea huit (ou neuf canons) contre la doctrine de Pélage 3.

Le dossier étant arrivé à Rome, le pape reconnut enfin la fourberie de Célestius qui n’attendit pas sa condamnation et s’enfuit de Rome (418). Peu après (été de 418), le pape adressa aux Églises du monde entier une tractoria, véritable encyclique, dans laquelle il exposait la doctrine catholique4 5. Le pape y sanctionnait les décrets des conciles d’Afrique, condamnait Célestius et Pélage, définissait le dogme du péché originel et la nécessité de la grâce pour tout bien 3. « Pendant cette période d’hésitations du pape.

1. Mansi, t. IV, col. 376; S. Augustin, De pecc. orig inali, 6, 7 -, Contra duas episl. Pelag., t. II, Libellus Paulini diaconi , P. /,., t. XLV, col. 1724-1725.

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