‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 71 sur 245 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

écrit M. Portalié, le rôle d’Augustin s’était trouvé très délicat. C’est lui qui rédigea la lettre des évêques africains à Zozime, et inspira les huit canons de Carthage. D’autre part, comme les pélagiens se vantaient d’abord d’être soutenus à Rome par le pape et les prêtres de son entourage (surtout par Sixte, plus tard le pape saint Sixte III), et, après la condamnation, accusaient Rome de s’être donné un démenti, l’évêque d’Ilippone éclaira Sixte par des lettres aussi habiles que pressantes 1 . Il prit ensuite la défense de Zozime. Séparant la question dogmatique de la question de personne, il démontra que le pape n’avait jamais approuvé la doctrine pélagienne, mais seulement avait accepté provisoirement les protestations de Célestius promettant de condamner tout ce que condamneraitle siège apostolique 2 3 * . » En même temps que le pape expédiait sa tractoria, l’empereur commençait à s’occuper de l’hérésie nouvelle dont on lui avait communiqué les pièces principales2. La Constitution rendue par lui dès 418 montre que les catholiques avaient enfin compris la nécessité de l’intervention du pouvoir séculier pour la répression et la prévention du désordre. Julien d’Eclane devait faire grand bruit de cet appel de l’Église à la puissance impériale et les moyens dont on s’était servi pour l’obtenir pouvaient être répréhensibles \ le fait était avéré, on ne s’en cachait pas 5.

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