‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 79 sur 245 · Procope, De bcllo Vandalico, I · texte numérisé non relu

Procope, De bcllo Vandalico, I

tus profita du désœuvrement que lui laissaient des opérations militaires sans importance pour faire du prosélytisme. Il trouvait le terrain préparé par la faiblesse du comte Boniface qui s’était laissé circonvenir, soit par sa seconde femme qui était arienne, soit par son entourage, au point de faire baptiser par des ariens l’enfant issu de son mariage. Vers ce même temps, le rationalis Pascentius persécutait les catholiques par tous moyens1 et la secte comptait déjà quelques autres personnages instruits et actifs : un médecin nommé Maximin2; un lettré, Elpidius 3, et un évêque, Maximinus, amené en Afrique par Sigisvultus 4. Cet embryon de parti fut renforcé de quelques donatistes, mais la province d’Afrique était alors trop terriblement troublée pour prêter grande attention à ces nouvelles polémiques religieuses. Saint Augustin, vieilli et toujours partisan de conférences contradictoires, disputa en public, à Hippone, avec Maximinus; on se sépara sans résultat. Cette suprême discussion provoqua un des derniers ouvrages de saint Augustin : Contra Maximinum haereticurn libri duo. Ce n’est que sous la domination vandale que l’arianisme deviendra redoutable en Afrique. Les événements politiques qui marquent les dernières années de la domination romaine peuvent être résumés en quelques mots.

L’hérésie pélagienne est loin de présenter l’importance historique de l’hérésie donatiste; il n’en est pas de même assurément au point de vue théologique, mais c’est là un aspect qui appartient plutôt à des

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