‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 96 sur 245 · Ibid.. VII, li sq · texte numérisé non relu

Ibid.. VII, li sq

2. Vit a anncti Fulgentii. 1 ; un aïeul de saint Fulgence, nommé Gordien, faisait partie des exilés. Pour la martyre .Julie cf. I‘. h., t. LVIH, col. 378.

ton dans la direction de Naples où ils abordèrent, on ne sait comment et après quelles péripéties1. Ceux qui étaient demeurés dans la ville furent exilés et c’était grand’pitié, dit Victor de Vite, de voir les enterrements des catholiques sans l’accompagnement des chants funèbres. Un groupe de prélats et d’hommes de la première condition des diverses provinces tenta une démarche et réclama la liberté de vaquer à l’administration de la religion aux fidèles. Geiserich fit répondre : « J’ai résolu votre complète disparition et vous osez me faire pareille demande », et il s’en fallut de peu qu’il les fît jeter tous à la mer. Ces dernières illusions avaient dû faire place à la réalité. On s’arrangea pour vivre comme on put et, faute d’églises, célébrer la liturgie en cachette2 3 * 5. Cette interdiction du culle public faisait partie d’une série de vexations dont le détail nous entraînerait trop loin. Une parole sévère, l’épithète de Pharaon, de Nabuchodonosor, d’Holoferne appliquée au roi des Vandales était punie par l’exil2. Des prêtres qui l’avaient ainsi désigné dans leurs sermons furent frappés de cette peine 1 qui pouvait paraître douce en comparaison de celles qui frappaient les catholiques. L’évêque d’IIadrumète fut exilé pour avoir reçu un moine étranger2; d’autres évêques subirent la même peine et lorsqu’ils vinrent

1. Au sujet de Gaudiosus, un des clercs de Carlhage qui abordèrent à Naples, cf. Ruinart, op. cit., p. 255, P. L., t. LV1I1, col. A05 sq. ; Ibid., pour Priscus, Rosius elles autres, p. 255-263, P. t. LV1II, col. 405-413.

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