‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 98 sur 245 · Novelle · texte numérisé non relu

Novelle

2. Novelle 20. On voil par cotte Novelle que Valentinien était averti qu’une Hotte d’une certaine importance (luntil parva) était sortie du port de Carthage, mais il ignorait encore sa destination.

3. Cassiodore, V aiiarum, I, 4; Paschasujs Lilybitanus, Episl. ad Leonetn papam.

4. Prosper, Chronicon, cf. Jornamiès, De rebus Geticis, c. 30. Le projet d’expédition de 441 comportait l’envoi d’une flotte de 1.100 bâtiments ; sur cette intervention d’Attila et l’alliance qui a pu existerentre lui et Geiserich, cf. Gildenpenmng, Gesch'chlc de Oslrômischen Ileiclies unter den Kaisern Arcadius und Theodosius II, in-8», Halle, 1885, p. 338 sq. ; Wietersheim, Gcscli. d. Volkerwanderimq, in-8°, Leipzig, 1880, t. Il, p. 223.

5. Prosper, Ibid., Dioscoro ef Eudoxio conss. cum Genserico a Valentiniano Augusto pax confirma la , et certis spaliis Africa inter ulrumque divisa est.

dant une Novelle de 445 1 montre que l’empereur avait tout ou partie de la Numidie et la Maurétanie Sitifîenne, d’où l’on conclut qu’il avait aussi les deux autres Maurétanies, ce qui est d’autant plus vraisemblable que dans une autre Novelle, datée de 451 2, il parle de la Maurétanie Césarienne comme étant sous sa dépendance et que Victor de Vite nous apprend que dans un partage de l’Afrique fait entre Geiserich et ses Vandales, le roi se réservait la Byzacène, l’Abaritane 3 4, la Gélulie et une partie de la Numidie pendant qu’il abandonnait à ses soldats, comme à titre d’héritage, la Zeugitane ou Proconsulaire Valentinien conservait encore l’espoir de reconquérir ce qu’il avait perdu 5, c’était une illusion qu’il put garder jusqu’à sa mort (455).

A partir de la conclusion du traité de 442, Geiserich vécut sur le pied de paix avec la Cour de Rome, tout occupé de la consolidation de son nouveau royaume. Cette œuvre semble avoir entraîné à bien des sévérités et dans beaucoup d’erreurs. L’étendue du territoire du premier royaume vandale (442-455) était assez limitée, mais elle comprenait les parties les plus fertiles de l’Afrique septentrionale. Geiserich paraît, dans son œuvre d’organisation, avoir montré

1. .Y ovclle, n. 23, 21 juin 445; Code Théod. Novell., 1. I, lit. 23.

2. Novelle. n. 40, 13 juillet 451; Code Théod. Novell., 1. I, lit. 40.

3. D’Avezac, L’Afrique ancienne, p. 240. note**, et II. Foirnel, Les Berbers, t. I, p. 82, note c, pensent qu'il s’agit de Sabratana ; MARCUS, op. cit., p. 108 sq., propose Ahbir Germanicia. L. Schmidt, p. 72. identifie avee la Tingitane. Ce nom ne se lit que dans l’anonyme de Ravenne, Cosmographie, I, 3; 111, 1 (édit. Pinder et Partheï), p. 8, 162, 104 : quæ Gaditana barbaro modo Abrida dicitur. La Notilia de 484 porte Aborilanus; cf. la liste épiscopale du vne siècle dans Geezer, Byzant. Zeitschrift, 1893, t. Il, p. 31 ; Miller, Pappœ mundi, VI (1898), p. 32.

4. Victor de Vite, op. cil., 1, 4. La Gélulie est au sud de la Byzacène.

5. Code ThéocL, 1. I, til. 40 : licec liumanitas permanebit, donec, auspice Deo, Africain redire contingat.

peu d’habileté et nul souci de s’aüaclier les anciens propriétaires du sol pas plus que ses compagnons envahisseurs1. Procope 2 nous a décrit en quelques mots le sort des Africains résidant dans les provinces vandales : « Geiserich donna à ses fils Hunérich et Genzon les nobles et les plus riches d’entre les Africains, avec leurs terres et leurs richesses, pour qu’ils devinssent ses esclaves. Théodore, fils puiné de Geiserich, étant mort à cette époque et n’ayant eu ni fils ni fille. Le roi vandale dépouilla les autres Africains de presque toutes les bonnes terres, et les distribua entre les Vandales. Aussi, aujourd’hui encore, on appelle ces terres lots des Vandales. Quant aux anciens propriétaires de ces terres, ils devinrent tous très pauvres* mais ils restèrent libres, et purent aller où bon leur semblait. Les terres que Geiserich abandonna à ses fils et aux Vandales étaient exemptes de tout impôt ; mais les terres qu’on laissa aux anciens propriétaires, parce qu’on ne les trouva pas assez bonnes pour être données aux Vandales, furent chargées de tant de tributs, que, tout en restant possesseurs de leurs biens-fonds, les Africains n’en retirèrent rien pour eux-mêmes. »

A l’issue des deux combats avec le comte Boniface, Geiserich avait réparti les prisonniers entre les Vandales. Ceux d’un grade élevé reçurent les plus distingués ou les plus riches parmi les vaincus, les officiers des grades inférieurs durent se satisfaire

1. Prosper, Chronicon , parle d’ime conspiration des principaux Vandales en 443 ou 444 ; elle fut étouffée dans le sang, mais il en coûta les hommes les plus qualifiés et les plus capables à la nation. Il se peut que la politique extérieure' de Geiserich n’ait pas non plus satisfait son entourage. Cf. Marcus, o/>. cil., p. 171-173.

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