‹ L'Afrique chrétienneChapitre 118 sur 280 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

cerné par le peuple avec d'autres fidèles. On lapida les uns, on brûla les autres : Numidicus meurtri, les vêtements en feu, prêchait la résistance, tandis que sa femme brûlait à ses côtés. Laissé pour mort avec les autres, il fut, le lendemain, retrouvé par sa fille sous les pierres et les cadavres; il respirait encore, on le ranima et, quelque temps après, saint Cyprien annonça à son peuple l'élévation de Numidicus au sacerdoce K

Le proconsul varia les peines, afin sans doute de varier les douleurs. Un nombre considérable de chrétiens fut condamné à l'exil, relegatio, avec des aggravations particulières. Ldi peine de relegatio y quand elle s'appliquait aux chrétiens, entraînait pour eux la confiscation complète des biens ^. Parmi ces bannis, nous connaissons le confesseur Aurélius ^, deux autres Carthaginois, Sophronius et Repostus ''; un prêtre Félix, sa femme Victoria et le laïque Lucius, d'abord apostats, puis soumis, nous ignorons pour quelle cause, à une nouvelle épreuve et confesseurs cette fois, furent exilés et ruinés^; enfin, une femme nommée Bona, que son mari et ses proches avaient, comme nous l'avons dit, contrainte à sacrifier et dont on punit la résistance par l'exil^. Nous connaissons encore un groupe de soixante -cinq bannis qui fut envoyé à Rome '^. On compta aussi bon nombre de bannis

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