Ibid
tume de l'Église d'Afrique, établie dès le temps de Tertullien, de rebaptiser les hérétiques ou schismatiques qui voulaient rentrer dans l'Eglise ^ Le premier concile connu de Cartilage, sous Agrippinus, avait approuvé cet usage-, généralement observé dans l'Afrique Proconsulaire et la Numidie ^. Une tradition et une pratique semblables existaient en Asie
1. Tertullien, De baptismo, 15. Cf. EIoensbroech, Zur Auffassung Cyprians vonderKet:ertaufe,ûans Zeitsclirift furkathol. Tlicolog. 1891, p. 737 ; Ernst, Zar Auffassung Cijprians von des Kelzertaufe, mOaie revue, 1893, p. 79; Héfélé, Histoire des Conciles (trad. Delarc), t. Il, p. 98-115 ; L. DucHESNE, Les Églises séparées, iii-12, Paris, 1896, p. H5 sq.; J. Ernst, Die Ketzertaufangelegenheit in der altcluistlichen Kirche nach Cypiian, in-8% Freiburg, 1901 ; Le Même, Die Busslelire Cyprians, ia-8", Konigsberg-, 1895. L'étude de la discipline ecclésiastique, spécialement pénitcniielle, à Cartilage, au milieu du m® siècle, d'après les lettres de S. Cyprien et son traité De lapsis, a été reprise par K. MUL- LER, Die Bussinstilution in Kartliago undcr Cyprian, dans le Zcitsclu ift fier KirchengescldclUe (Gotha), t. XVI, n. 1 et 2. Cette étude complète et modifie quelques-uns des résultats acquis par Rettberg, Fechtrup, O. RiSïCiiL et Goïz, Die Busslelire Cyprians. Eine Sludie zur Geschichlc des Bussacraments, in-8°, Konigsberg, 1895, ouvrage dans lequel l'auteur « vieux catholique » fait rejaillir sur l'histoire des préocupations personnelles. Cf. le Même, Das Christenthum Cyprians. Eine Instorisch. krilische Untersuchun g, in-S", Giessen, 1896, et Geschichte des cyprianisclien Litleratur bis zu der Zeit der ersten erlialtenen Handscliriften, in-8°, Basel, 1891. D'après l'auteur, il faut distinguer entre les martyrs qui ont souffert ou qui sont morts et les confesseurs incarcérés ou bannis. Les premiers auraient eu seuls le droit d'accorder des libelli pacis; l'abus consista dans la concession de ces billets parles confesseurs au nom d'une délégation expresse ou tacite. Les uns et les autres doivent être en tous cas ratifiés par l'évèque, sauf dans le cas de danger de mort. L'autorité de l'évèque sur les martyrs n'était pas la même dans toutes' les Églises. Cf. Eusèbe, Hist.eccL, VI, U2. Le synode de 251 consacra les prétentions de saint Cyprien. Comparez avec Schanz, Die Lehre der heil. Augustinus iiber das Sakrament der Busse, dans Theolog. Quartalschr. 1895, t. LXXVII, fasc. 3«. Pour toute cette question de la pénitence on consultera avec un réel profit une étude sur les origines de la pénitence dans P. Batiffol, Études d'histoire et de tliéologie positive, in-12, Paris, 1902, p. 111 sq.