‹ L'Afrique chrétienneChapitre 133 sur 280 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Mineure ^ , tandis qu'à Rome et à Alexandrie on se bornait, après la pénitence, à réconcilier les transfuges par rimposition des mains^.

Telle était la situation. A la question de Magnus, Cyprien répondit : « Nous déclarons que tous les hérétiques et scliismatiques, tous, sans exception, n'ont aucun pouvoir et aucun droit. C'est pourquoi Novatianus ne doit ni ne peut être excepté. Lui aussi, il est hors de l'Eglise, il combat la paix et la charité du Christ : il doit donc être compté au nombre des adversaires et des antéchrists^. » Quelque temps après, le concile siégeant à Cartilage, en 255, reçut une lettre collective, signée par dix-huit évêques numides, relative au môme objet. Le concile répondit qu'il fallait se conformera la coutume d'Afrique'. Au printemps de 256, nouveau concile confirmant la solution adoptée et qui en donne communication au pape Etienne ^. Celui-ci paraît avoir eu peu de goût pour les hommes et les choses d'Afrique ; bien que son principal antagoniste, l'évêque de Cartilage, se soit montré ^d'une intransigeance outrée, on ne peut manquer de constater chez le pape Etienne, dans toute cette querelle, une irritabilité et une vivacité de ton qui impressionnent défavorablement. Dès qu'il eut connaissance de la décision du congrès de Cartilage, le pape fit réponse qu'il s'en tenait, quant à lui, à la pratique romaine'^, ce qui était bien; mais il le dit probablement en termes blessants. Quoique cette réponse ne nous soit pas parvenue, on

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