‹ L'Afrique chrétienneChapitre 152 sur 280 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

U. Ibid., k.

pour voyager dans des provinces étrangères et chercher à s'enrichir dans un commerce lucratif. Tandis que leurs frères avaient faim dans l'Eglise, ils voulaient avoir de l'argent en abondance, ils s'appropriaient les biens-fonds par ruse et par fraude, ils augmentaient leur gain par l'usure ^ ».

Si de ces récriminations trop générales nous passons aux faits, nous constatons la présence à côté de l'épiscopat africain d'un grand nombre de membres schismatiques. Privatus, de Lambèse, amène à Carthage pour l'ordination de Fortunatus quatre évoques de son parti et affirme pouvoir en amener vingtcinq, rien que de la Numidie ^. Les catholiques le niaient, mais il est de fait que l'évêque de Carthage dressait, par mesure de sûreté, la liste complète des évêques catholiques reconnus comme tels par lesconciles africains, et l'envoyait au pape Corneille ^. Ce qui est plus caractéristique encore, c'est qu'en 251- 252, on voit en présence, à Carthage, trois évêques : Cyprien pour les catholiques, Fortunatus pour le parti de Felicissimus, Maximus pour les novatianistes '*. Nous avons dit l'attitude prise par un confesseur du nom de Lucianus dans l'affaire de la réconciliation des lapsi. Il nous est resté de cet étrange personnage deux billets qui doivent être rappelés ici. Voici celui qu'il adressait à l'évêque de Carthage, au printemps de l'année 250 : « Les confesseurs, tous sans exception, au pape Cyprien, salut. — Sache que, tous sans, exception, nous avons donné la paix à ceux qui te rendront compte de ce qu'ils ont fait après leur faute.

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