BURKITT, op. cit., p
2. Haussleiter, Die lateinisclie Apokahjpse der alten afrikanischen Kirche, dans Forschungen zur Geschxchie des neutestament lichen^ Kanons und der altkirchlichen Litteratuv, 1891, t. IV, p. xiii sq. Cf. P. Monceaux, op. cit., t. I, p. 105. Oa trouvera, dans ce dernier ouvrage, 1. 1, p. 97-173, une élude, comme il en paraît trop rarement en France, sur * la Bible en Afrique ». Le premier témoignage d'une traduction est celui qu'on lit dans les Actes des martyrs de Scillium qui, lors de leur arrestation, emportèrent avec eux leurs Livres saints. Le proconsul leur dit : « Qu'y a-t-il dans votre boîte? » C'étaient les Évangiles et les Épîtres de saint Paul. Pour la bible de TertuUien, cf. Rônsch, Dos Neue Testament TertuUians aus den Schriften desselben reconstruiert, in-8°, Leipzig, 1871; Itala und Vulgata, in-S", Marburg, 1875, p. 2; Kenyon, op. cit., p. 78: Nestlé, Urtext, p. 25. Pour saint Cyprien, cf. RoNSCii, Die alttcslamentliche Itala in den Schriften des Cyprian, 1875 et WoRDSWORTH, Sanday and White, Old Latin, t. II ; S. Berger, Le Palimpseste; Haussleiter, op. cit.; Corssen, Der Cyprianische Text der Acta Aposlolorum, in-8°, Berlin, 1S92. Pour la valeur des citations de Commodien, empruntées pour la plupart aux Testimonia de S. Cyprien, cf. B. DoMBART, Commodianus und Cyprians Testimonia, dans Zeitschy-ift fur ivissenschaftl. Théologie, t. XXll, 1879, p. 374 sq. et l'appareil critique de son édition Commodiani carmina, dans Corp. script, ceci, latin., in-S», Vindobonae, 1886, t. XV, praef., p. iv et passim. Cette influence des Testimonia se retrouve chez Lactance, cf. Rônsch, Beitrâge zur patristischen Textgestalt und Latinitat, II, Aus Lactana*U5 dans Zeitschrift fur die historische Théologie, 1871, t. XLI, p. 531 sq. Cf. Firmiani Lactantii opéra omnia (édit. Brandt) dans le Corp. script, eccl. lat., t. XIX, 1890, p. xcvii sq. Les donatistes et saint Optât mettent eux aussi le recueil à contribution. Cf. Blrkitt, The Rules of
L'un des services que pourront rendre les travaux sur les versions bibliques africaines sera de nous
Tyclionius, in-8<», Cambridge, 189i, et Hausslïiter, Der Ursprung der Donatismus and die Bibel der Donalislen, in-S", 1884. Enfin saint Augustin et les polémistes du v® et du vi« siècle en font usage, cf. S. Berger, Le Palimpseste , etc.; Haussleiter, Die latein. Apok.;B\]R- KiTT, The Old Latin., p. 67 sq. En ce qui concerne les manuscrits, quati'e mss. africains seulement ont, jusqu'à ce jour, été étudiés à fond; ce sont : — 1° Cod. Bobiensis, à Turin, iv-v^ siècle; cf. Biblioth. de Turin, G. VII, 15, édit. Fleck, 1837; Tischendorf, 1847; Wordsworth, Sanday and White, Portions of tlie Gospels according to S. Mark and S, Mattliew, from the Bobbio mamiscript, in-^", Oxford, 1886, p. vu sq., XLii sq., 1-54; — 2" Codex Palatinus, à Vienne, v^ siècle; cf. Bibl. roy. de Vienne, Mss. lat., n. 1185; Édition Tischendorf, Leipzig, 1847; cf. W^ORDSWORT, etc., p. Lxvii sq. ; p. xciv £q. ; — 3" Cod. Sangallensis, à Saint-Gall, \« siècle, n. 1394. Édit. P. Batiffol, fragmenta Sangallensia, Paris, 188'i, cf. White dans Old Latin biblical Texts, 1886, 1. 11, p. XXIII sq. ; p. CLXVii sq. ; p. 57 sq. ; — 4° Cod. Colbertinus, à Paris, xii« siècle; Bibl. nationale, fonds latin, n. 254; édit. Sabatier, 1743, t. III: Belsheim, Cod. Colb. parisiens. Quatuor Evangelia, in-8°. Christiania, 1888, cf. BuRKiTT, On Old Colbertinus, dans The Old Latin and the Itala, p. 35 sq. Pour la comparaison de ces textes cf. P. Monceaux, op. cit., t. I, p. 125 sq. Enfin « plusieurs savants reconnaissent un texte « africain » dans le célèbre Penlateuque de Lyon (Ulysse Robert, Pentateuchi versio latina anliquissima e codice Lugdunensi, in-4°, Paris, 1881), devenu VUeptateuque par la découverte récente de Josué et des Juges (Ulysse Robert, Heptateuchi partis posterioris versio latina antiquissima e codice Lugdunensi, in-4'', Lyon, 1900). La question est controversée. Renan était tenté de croire à une origine africaine, cf. Marc-Aurèle, 7^ édit., p. 446 ; M. Gastox Paris admettrait plutôt une origine gallo-romaine, cf. Journal des savants, 1883, p. 390 sq. M. Robert dans sa dernière publication (Lyon, 1900) maintient son hypothèse et l'appuie d'un argument assez fort, tiré du vocabulaire [Introduction, p. XXIII sq.). Mais il reconnaît en même temps que le texte biblique du Codex diffère entièrement de celui de Cyprien et se rapproche beaucoup de celui de Lucifer de Cagliari {ibid., p. xxvii sq.). A vrai dire, la question nous paraît insoluble pour le moment; car jusqu'ici le critérium principal, presque unique, qui permet de reconnaître un texte « africain » sur les manuscrits, c'est précisément l'identité ou l'étroite parenté avec le texte biblique de saint Cyprien. Pour l'élude de la Bible de S. Augustin cf. P. Moxceaux, op. cit., t. 1, p. 146 sq. ; Rônsch, Die lateinischen Bibelûbersetzungen im christlichen Afrika zur Zeit des Augustinus dans Zeitschrift fur die historische Théologie, 1867, p. 606 sq.; 1870, p. 91 sq. ; DOUAIS, dans la Revue biblique, 1893, p. 62 sq., p. 351 sq. ; BuRKiTT, The Old Latin and the Itala, 1896, p. 55 sq.; ZiE-
rendre une partie considérable de la langue populaire du pays. C'est là un des caractères de cette Bible d'origine probablement locale et qui ne laissait pas de surprendre un peu par ses formes originales les esprits cultivés ^ . Saint Augustin avoue que ce parler populaire du livre divin l'avait longtemps choqué et il trouvait dans cette répugnance un prétexte à de nouveaux atermoiements, alors même que sa conversion était prochaine -. Avant lui, le rhéteur Arnobe avouait que les livres sacrés étaient rédigés « en termes populaires et de tous les jours ^ ». Et cette littérature vulgaire qu'il déclare, malgré son enthousiasme de converti, « triviale et sordide * », n'a pas
GLER, Die lateinischen Bibclubersetiungen vor llieronymus und die Italades Augustinus, in-8', Mûnchen, 1879; S. Berger, Hist. de la Vulgate, p. 5 sq. ; Kenyon, Our Bible, p. 168 sq. ; Weihrich, Die Bibelexcerpte De divinis Scripturis und die Jtala des Augustinus, 189^, et Liber qui appellatur Spéculum, édit. Weihrich, dans Corp. script, eccl. lat., t. XII, 1887, praef., p. xv sq. Pour se renseigner sur l'état de la question, cf. P. Monceaux, loc. cit. Voir encore un texte biblique apparenté à celui de S. Cyprien dans VExhortatio ad paenitentiam. Cf. Wunderer, BruchslUche einer afrikanischen Bibeliibersetzung in der pseudo-cyprianisclie Schrift Exhortatio ad paenitentiam, in-8°, Erlangen, 1889. Pour l'origine africaine de saint Zenon de Vérone, cf. P. Monceaux, op. cit., t. I, p. 13^1, note 1.
1. Pour l'étude des éléments qui entrent dans ce langage, cf. Rônsch, Itala und Vutgata; Sittl, Die lolcalen Verschiedenheiten der latein. Sprache, p. 120-1^0; Ronsch, Die alttestamentticlie Itala in den Schriften des Cyprian, 1875; Die âltestcn lateinischen Bibeliibersetzungen uacli ilirem Wcrte fur die lateinisclie Spi^achwissenschaft, dans les Collectanea philologa, in-8°, Bremen, 1891; Wordsworth, etc., Old Latin, t. II, p. xcix sq. ; Hauschild, Einige sicliere Kennzeichen des afrikanischen Latein, in-8o, Frankfurt, 1889; Kubler, Die lateinische Sprache auf afrikanischen Inschriften dans l'Archiv fiir lat. Lexikogr., 1893 ; A. AuDOLLENT, L'orthographc des lapicides carthaginois, dans la Revue de Philologie, 1898. On trouvera une bibliographie des principaux travaux philologiques dans H. Leclercq, Langues parlées en Afrique, dans D. Cabrol, Dict. d'arch. chrét. et de liturg., t. I, col. 77^ sq.