‹ L'Afrique chrétienneChapitre 167 sur 280 · M. Achelis d'ailleurs ne paraît pas y tenir · texte numérisé non relu

M. Achelis d'ailleurs ne paraît pas y tenir

3. Cirta (= Constantine) était imprenable. Hippone soutint un siège de 14 mois; ses habitants l'abandonnèrent, on la brûla; mais la ville ne fut pas entièrement détruite, car Possidius nous apprend que la biblio-

en pleine période des persécutions romaines, par les cvêques pour recueillir les noms des martyrs ^ . En outre, rien ne nous apprend — nous parlons des textes, non des conjectures — qu'on ait généralement tenu pour martyrs les Africains qui périrent lors de Tinvasion des Vandales. Les intérêts matériels étaient au moins aussi souvent en cause que les intérêts religieux et, dans ces conditions, il ne pouvait être question de martyre. « Il faut encore remarquer que l'on retrouve dans ces listes des martyrs antérieurs à l'entrée des Vandales en Afrique; par exemple, sainte Salsa (VI des kalendes d'octobre, cf. XIII des calendes de juin) qui périt dans le cours du IV® siècle ; sans doute aussi deux des martyrs de Renault 2 qui furent victimes de la persécution de Dioclétien 3. » Hypothèse pour hypothèse, celle des catalogues locaux nous paraît plus conforme à la vérité des faits. La suscription du calendrier de Carthage tend à insinuer l'existence d'une liste locale : Hic continentur dies nataliciorum Martyrum, et depositiones Episcoporum^ quos Ecclesia Cartagenis anniversaria célébrant^*. L'inscription de Henschir Djezza (:= Aubuzza) ^ semble corroborer cette observation par un nouvel exemple. « Pour ne pas multiplier les jours fériés^, on célébrait souvent

ihèque de saint Augustin ne périt pas. Vita Augustini, c. xviii; la troisième Église épargnée fut Carthage.

1. Cyprien, Epist. XXVIII, 2; cf. L. Duchesne, dans le Nuovo bull. di arch. crist., 1900, t. VI, p. 81.

2. XII des kal. de nov. ; les noms de Matheri, Dissei paraissent répondre à Maienti, Nassei.

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