c. 1. L., n. 16396. Cf. p
6. Remarquons que dans le calendrier de Carthage le carême n'a aucune fête.
le même jour des martyrs morts à des dates différentes. Ainsi s'expliquent, d'une part, ces longues kyrielles d'Africains ^ ; d'autre part, la répétition à des dates diverses de beaucoup de saints qui figuraient sur divers catalogues. Ces listes, envoyées sans doute à Cartilage, ont pu y être réunies en une sorte de catalogue général qu'un copiste aura utilisé et intercalé dans le martyrologe universel, dit hiéronymien. Il a malheureusement négligé d'indiquer l'Eglise à laquelle chaque liste se rapportait et il s'est contenté d'ordinaire de la ruurique in Africa, qui parfois même manque. Souvent aussi ce copiste (ou le compilateur qui l'a précédé) paraît avoir reculé devant l'ennui de transcrire ces interminables listes : il s'est borné à ajouter un chiffre à quelques noms, par exemple : et aliorum CXXII; on trouve même le chiffre de 330 ^. » Parfois, lorsque la rubrique in Africa fait défaut, ce sont les formes des noms qui permettent l'identification. On ne rencontre les dénominations provinciales que rarement et ces indications ne paraissent pas exemptes d'erreur ^. On peut d'ailleurs saisir sur le vif le procédé du compilateur en comparant le calendrier de Carthage avec les jours correspondants du martyrologe hiéronymien^'.
Nous rencontrons chez les chrétiens d'Afrique les mêmes préoccupations que dans le reste de
1. « Il est possible d'ailleurs que le copiste, soit par négligence, soit par insuffisance de renseignements, ait attribué fréquemment à un seul jour des martyrs que les églises célébraient à diverses dates. »
2. S. GSELL, dans les Mél. dCarch. et d'hist., 1901, t. XXI, p. 207-209.
3. Numidia a pu être confondu avec Nômedia {= Nicomedia). Pour le détail des mentions géographiques, cf. L. Duchesne, Martyrolog. hieronym., p. LXix.
'i. La démonstration a été faite intégralement pour le calendrier par