De Rossi, Bull, di arch. crîst., 1878, p
3. H. Leclercq, Archéologie de l'Afrique, dans F. Cabrol, DicU d'arch. et de liturg., t. I, col. 713, fig. 149.
U. De Rossi, Bull, di arch. crist., 1894, p. 39. Sub hecsacro sancto velamine altaris sunt memoriae s{an)c{t)or{um) massae candidae. S{an)c[t)i (/) sidori, s{an)c{l)or{um) triu{m) pueroru{m), s{an)c{t)i Martini, s{an)c{t)i Romani. Parfois ils sont ensevelis sous l'autel. Tertullien, Scorpiace, 12 : Sed et intérim sub altare martyrum animae placidum quiescunt.
5. Troupel, dans le Bull. d'Oran, série l-^^, n. 11 (1882), p. 124; L. De- MAEGHT, dans le même recueil, 1882, p. 12, p. 2;Ibid., 1883, p. 210, n. 57,
MEMORIA BEATISSIMO RVM MARTYRVM IDEST ROGATI MATENIE NASS El MAXIMAE QVEM PRI 5 MOSVS CAMBVS GENITO RES DEDICAVERVNT PAS SI XII KAL NOVmIcCXC PROV
Memoria heatissimorum martyrum, id est, Rogati, Maientiy Nassei, Maximae, quem Primosus, Cambus genitoj'es dedicaverunt, Passi XII k[a)l [endas] No{çe)m{bres) x [Aniio) CCXC prov{inciae) (=r 329 apr. J.-C), et au-dessous on lit encore :
MEMORIA BENAVGI El SEXTI KLAS {{novembres)]
c'est-à-dire : Memoria Beiinagi e[t] Sexd k[a)l- {end)as [novembres)^ c'est-à-dire qui sont morts douze jours après les martyrs dont il vient d'être fait mention.
Peut-être était-ce en souvenir de la sainteté du lieu consacré par la présence des reliques et de l'autel que nous voyons dans l'Église d'Afrique un usage digne d'être noté. Si les circonstances exigeaient des modifications dans un édifice, son abandon, sa désaffectation, on tenait à garder le souvenir de la memoria. Une pierre de Guelma porte ces mots ' :
HÉRON DE ViLLEFOssE, dans le Bull, épigr. de la Gaule, 1882, l. 11, p. IW; J. SCHMiDT, Ephemeris epùjraphica, t. V, n. 1041 ; R. de laBlax- CHÈRE, dans le Musée d'Oran, p. 27; Le Même, dans la Revue archéolo- (jique, 1893, t. II, p. 87; L. Duchesne, dans les Mél. d'arch. et d'hist., 1885, t. V, p. 148; De Rossi-Duchesne dans le Martyrol. hieronym., 1894, p. 6; S. GSELL, dans le Bull, du Comité, 1899, p. 458, n. 8; Le MÊMEi dans les Mélang. d\irch. et d'hist., 1901, p. 235; Fabre, dans le Bull. d'Oran, 1900, p. 399-408.
1. Reboud, dans le Bec.de lasoc. avcli. de Constantine, t. XXII, p. 48; R. Gagnât, dans le Bull, du Comité, 1887, p. 105; De Rossi, La Cap-
+ H I C MEMORIA PRISTINI ALTARIS+
Hic memoria pristinii altaris
Une inscription de Rouffach (= Mastar), plusieurs fois publiée, nous offre une indication sur les mémoriae, d'autant plus utile à recueillir que les découvertes archéologiques ont apporté sur cette pratique de vives lumières ' :
TERTIV IDVS ^ IVNIAS AEPOSI TIO CRVORIS SANCTORVM MARTVRVM QVI SVNT PASSI SVB PRESIDE FLORO IN CIV ITATE MILEVITANA IN DIEBVS TVRIFI CATIONIS INTER QVIBVS HIC INNOC EST IhCE IN PACM
Cette inscription nous amène à dire quelques mots du culte rendu au sang des martyrs. On sait que les
sella, p. 32; C. I. L., n. 17580. On verra ailleurs que la table même de l'autel porte en effet le nom de memoria, mais on spécialise cette memoria comme à Henschir-el-Begueur : memoria || sâcti mo\\ntani^ cf. HÉRON DE ViLLEFossE, dans le Bull, de la soc. des anliq. de France, 1880, p, 270.
1. Terti[o) idus Junias, depositio cruoris sanctorum mart{y)rum qui suntpassisub pr{a)eside Floro in civitate Milevitana, in diebus t{h)uriflcationis inter quibus hic Innoc[en'\s est {ips)e inpac[é}. De Rossi, Bull, di arcli. crist., 1875, p. 163, 177; 1876, p. 59, pi. III, n. 2; CI. L., n. 6700, 19363; S. GSELL, dans le Bull, du Comité, 1899, p. ^52, n. a; Le Même, Monum. antiq. de l'Algérie, t. II, p. 251; Héron' de Villefosse. Rapport sur une mission archéol. en Algérie, iu-8'', Paris, 1875,
lociili des catacombes de Rome présentaient en assez grand nombre, fixées à la paroi extérieure, des fioles remplies d'une matière sur la nature de laquelle les analyses chimiques présentèrent des conclusions différentes*. Les uns soutinrent que ces fioles renfermaient le sang du martyr enfermé dans le loculiis; d'autres y virent un souvenir du repas funèbre ou de la célébration eucharistique. On apporta quelques textes du iv^ siècle pour résoudre un problème qu'ils ne visaient même pas, car les écrivains invoqués mentionnaient l'usage d'enfermer une fiole de sang à l'intérieur du tombeau et non sur la paroi extérieure. Les catacombes romaines offrirent plusieurs exemples de cet usage. Le P. Marchi y rencontra deux sépultures munies de l'ampoule et dans chacune d'elles il trouva deux squelettes entiers ainsi que des ossements ayant appartenue d'autres corps ^. Une autre découverte fut plus décisive encore : On trouva à l'intérieur d'un loculus deux squelettes, celui d'un adolescent et celui d'un enfant à demi consumé par les flammes, ainsi qu'un vase de sang^. En outre, « Boldetti et le P. Marchi observèrent aux catacombes des fioles de verre scellées entre plusieurs tombeaux sans paraître se rattacher à aucun d'eux ^' ; d'autres vases isolés de même, se trouvèrent aux extrémités, au milieu des galeries ou dans le centre des chapelles souterraines ^.
1. H. Leclercq, Ampoules, AaxL?, F. Cabrol, Dict. d'arcli. et de liturg., t. I.
2. G. Marchi, 3Ionumenti délie arlc cristiane primitive, iu-^°, Roma, 18W, p. 118, 119, 270.
. Jbid., p. 119, 123, 270.
U. Boldetti, Osservazioni, in-fol., Roma, 1720, p. 180-182; Marchi, op. cit., p. 112, pi. XV.
5. Boldetti, op. cit., p. 181. On lit dans les papiers de Marango.m recueillis par Danzetta, ms. Vatic, n. 832^t : In coemeterio s. Satuymini,
On a pensé qu'alors la marque devenait collective et indiquait des réunions de martyrs ; mais le fait s'est produit ailleurs sous une forme nouvelle et dégagée de toute équivoque. Boldetti rencontra encore, scellé entre quatre tombes, un vase de terre fermé d'une plaque de marbre. Des ossements se trouvaient dans cette urne et l'antiquaire romain y vit des restes de martyrs ^ . Je ne saurais en juger autrement, écrivait Edmond Le Blant, car, devant la forme connue des sépultures des Catacombes, toute autre explication semble impossible. Ces reliques, que l'on peut croire prélevées, comme le serait du sang, sur les cadavres qu'elles avoisinent, étendaient, cette fois sans doute, [leur protection] sur une réunion de tombeaux ^ ». Les fouilles africaines ont apporté à cette solution une confirmation qui paraît définitive et qui nous montre une fois de plus l'identité de coutumes rituelles entre Rome et l'Afrique. A Matifou (= Rusguniaé) près d'Alger, une église, fouillée en 1900, avait été dévastée à une époque que nous ignorons et reconstruite au temps de la domination byzantine par les soins d'un nommé Mauritius, commandant un corps de troupes en garnison à Rusguniae ^. Dans la
die 29 novembris a. 1742, reperi in parte superiori ampullam vitream sanguine liquida fere plenam, cujus pars superior est sérum, in fundo autem croceus liquor. Erat apposita in medio quatuor loculorum, in quorum uno aderant tria corporamartyrum.CoUum est vivo sanguine undique respersum. Cf. de Rossi, Roma sotterr., t. III, p. 619.