‹ L'Afrique chrétienneChapitre 184 sur 280 · s. GSEEL, op. cit., pi. XCIV · texte numérisé non relu

s. GSEEL, op. cit., pi. XCIV

2. « La face verticale de l'est, qui n'est séparée du mur de la salle que par un espace de quelques centimètres, est pourtant recouverte, comme les autres faces, d'un enduit de mortier : or, il eût été impossible d'étendre cet enduit si le mur en question avait déjà existé. » S. GSELL, op. cit., p. 333. La basilique de Sainte-Salsa étant de la première moitié du iv« siècle, on peut attribuer la table d'agapes au siècle précédent.

3. S. GSELL, op. cit., t. Il, p. 333 :« Cet édifice a servi de lieu de sépulture, mais telle n'était pas évidemment sa destination première. Il faut y voir une annexe du sanctuaire de Salsa, nous ne saurions préciser davantage.

'i. L. DucHESNE, dans les Comptes rendus de CAcad. des inscript. ^ 1892, p. lll-ll/i ; Saint-Gérànd, dans le BxilL du Comité, 1892, p. /i66-

OU du commencement du v^ siècle, présente à droite de la nef, entre deux piliers, un monument, « qui était sans doute une table d'agapes. C'est un massif en maçonnerie, presque semi-circulaire, mesurant 3 ',35 de diamètre et 0 ,70 de hauteur maxima. Il est revêtu d'une couche de mortier. Comme la table analogue retrouvée près de la basilique de Sainte-Salsa, la surface supérieure s'incline vers les bords. Elle offre au milieu un creux semi-circulaire d'un mètre de diamètre, à fond plat (profondeur 0'",18)^ ». Cette dernière table d'agapes a d'autant plus d'importance à nos yeux, qu'elle se trouve dans un édifice dont la destination ne peut faire l'objet d'aucun doute. La chapelle fut construite par l'évêque Alexandre pour abriter neuf tombeaux de personnages, dont la dignité ou la sainteté était si bien avérée qu'on éleva l'autel par-dessus leurs sarcophages et qu'on les qualifiait de justi priores. Nous avons bien ici un témoignage d'agape funéraire et l'aménagement spécial qu'elle comportait. Il nous reste maintenant à étudier les tables d'agapes pourvues d'inscriptions.

Dans la controverse avec saint Augustin, le manichéen Faustus disait : « Vos idoles, à vous chrétiens, ce sont les martyrs, vous leur rendez un culte semblable. C'est aussi par du vin et des viandes que vous apaisez les ombres des morts ^ », et son

hlh^ pi. XXXII-XXXIII, ' réimprimé dans le Bull, de la Soc. diocésaine d'archéoL d'Alger, 1895, t. I, p. 1-32; De Rossi, Buil. di arch. crist., 1894, p. 90-94; S. GSELL, dans les 3/e7. d'arch. et d'hist., 1894, t. XIV, p. 389-392; F. WiELAND, Ein Ausflug ins altchristliche Afrika, in-12, Stuttgart, 1900, p. 186-189; S. Gsell, M onuni. a»it. de l'Algérie, t. II, p. 334, fig. 151; H. Leclercq, Agapes, dans F. Cabrol, Dict. d'arch. et de liturg., t. I, p. 825, fig. 177.

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