S. Augustin, Contr. Faiistnm, 1. XX, c. xxi
contradicteur répondait : « Nous ne travestissons pas les sacrifices païens en agapes, mais les pauvres viennent s'y nourrir de viande et de fruits ^ . » Les repas célébrés en l'honneur des martyrs et des défunts sous la surveillance du clergé offraient en effet une certaine ressemblance avec les banquets funèbres des païens. Une inscription de Sétif (=: Satafis)^ de l'an 299 de notre ère, mentionne la fondation d'un de ces banquets funèbres à la mémoire d'une païenne; on verra combien ce repas paraît décent et combien une telle institution offrait de garanties aux sentiments de bienfaisance et de fraternité que les fidèles s'efforçaient d'introduire dans les réunions chrétiennes ^ :
MEMORIAE AELIAE SECVNDVLAE
FVNERl MV[/]TA QVID(e)M CONDIGNA lAM MISIMVS OMNES
INSYPER AR{«)EQV(e)DEPOSIT(^)E SECVNDVLAE MATRI(s)
LAPIDEAM PLACVIT NOBIS ATPONERE MENSAM
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DVM CIBI PONVNTVR CALICESQ(we) E[/]CQPERTAE
VVLNVS VTSANETVR NOS ROD{ens) PECTORE SAEVVM
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