‹ L'Afrique chrétienneChapitre 19 sur 280 · Lucain, Pharsale, L IX, vs. 411 sq · texte numérisé non relu

Lucain, Pharsale, L IX, vs. 411 sq

que la saison des pluies, il dure deux mois \ le printemps finit avant le mois de mai, l'été se prolonge jusqu'en octobre. Les vents ont une grande influence sur la température et l'équinoxe est généralement annoncé par de violentes rafales, c'est VA fric us '^. A l'époque chrétienne nous voyons apparaître un nom nouveau pour désigner un coup de vent furieux qui, vers le milieu de septembre, passe sur le golfe de Tunis. On le nommait « la Cyprienne » parce que cet ouragan se produisait presque toujours à l'anniversaire de la mort de saint Cyprien (XVIII des kalendes d'octobre = 14 septembre). Lorsque Archélaus, amiral de la flotte de Bélisaire, voulut mouiller dans le golfe, à cent cinquante stades de Carthage, ses pilotes lui remontrèrent les dangers de la côte et l'approche de cette tempête annuelle. La flotte alla en conséquence s'abriter dans le lac de Tunis ^.

Le sol est généralement fertile dans les parties basses et les terrains d'alluvions. Columelle observe que le sable de Numidie est fécond lorsqu'il est arrosé '' ; il est demeuré tel jusqu'à nos jours. Pline nous a laissé de l'oasis de Tacape, qu'il avait certainement visitée, une description pleine d'intérêt. « On rencontre au milieu des sables, dit-il, quand on se rend

1. Janvier et février. Les indigènes n'ont qu'un seul mot pour désigner la pluie et l'hiver : Ech-Chta, « la pluie ».

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