G. GUIGXEBERT, Op. Cit., p. 19 sq
res, les villes de la Proconsulaire semblent atteindre l'apogée de leur prospérité et de leur développement K A partir du règne d'Alexandre-Sévère, c'est-à-dire à partir de l'époque de la grande expansion du christianisme en Afrique, cette prospérité se ralentit. Les documents sont rares et peu explicites jusqu'au début du iv® siècle, mais il semble qu'on remarque un temps d'arrêt. « Les villes ne s'embellissent plus; les ressources publiques et privées sont bien plutôt consacrées à relever d'anciens édifices ruinés par le temps ou par la violence humaine qu'à construire de nouveaux monuments. Les temples, les curies, les théâtres sont alors réparés ^ ; ici on termine, après une longue interruption, des thermes qui étaient restés inachevés^; là, faute de pouvoir élever un arc de triomphe en l'honneur des empereurs Constantin et Licinius, on leur en consacre un plus ancien, et, tandis que l'inscription primitive avait été gravée sur l'entablement, la dédicace, plus récente, se lit immédiatement au-dessus de la clef de voûte '*.
« De même que la richesse et l'éclat matériels des cités, au iv^ siècle, le patriotisme municipal avait disparu. Chacun s'empresse alors de fuir sa ville natale ; et surtout on invente mille expédients pour se soustraire aux anciens honneurs », jadis si prisés