PoNTius, Vita s. Cypriani, II
société a été, avec son intransigeance absolue à l'égard des cultes païens, ce que la religion chrétienne a introduit d'irréconciliable entre elle et les institutions existantes, toutes établies sur la tolérance religieuse mal définie et l'esprit municipal : ce n'est pas maintenant le lieu de développer cette constatation; il suffît d'avoir remarqué que c'est en Afrique qu'elle trouve sa première expression complète ^ et comme sa formule définitive.
1. Outre que la date de l'Épîlre à Diognète est toujours en question, le texte que contient cet écint n'offre pas la précision de celui qui se formula dans l'entourage de saint Cyprien. S. Gsell, dans Mél. d'arch. et d'hisL, 1900, p. 101 : la décadence du régime municipal ne serait « imputable que dans une faible mesure au triomphe du christianisme. Les vraies causes de cette décadence furent l'extension de la grande propriété aux dépens de la petite et l'ascension de l'aristocratie municipale à la classe sénatoriale ». Cf. E. Baudoulx, les grands domaines de L'Empire romain d'après des travaux récents, in-8<>, Paris, 1899; SCHULTEN, Die Lex Malacitana, eine afrikanische Dômanenordnung , dans Abhandi. der Kônigl. Gesells. der Wissensch. zur Gottingen. Philol.-histor. Klasse, t. II, in-i», Berlin, 1897 ; J. Jung, Zur Wûrdigung der agrarischen Verhàltnisse in der rômisclien Kaiserzeit, dans Historische Zeilsch. von Sijbel, n. f, t. XLII; CUQ, Le cotonat partiaire dans VAfrique romaine, dans les Mém. prés, à l'Acad. des inscr., t. XI, p. 83-1^6; cf. S. Gsell, dans les Mél. d'arch. et d'Iiist., 1899, p. W-52.