Arrius Menaxder, au Digeste, XLIX, xvi, U
une persécution contre les chrétiens de l'armée*. Nous connaissons les noms de plusieurs martyrs à Durostorum, en Mésie "^ ; il y en eut en Afrique. Tandis qu'on célébrait à Tanger l'anniversaire de Maximien Hercule, un centurion de la Legio JI'^ Trajana s'approcha du faisceau de drapeaux devant lequel on offrait l'encens, jeta sa ceinture militaire, le cep de vigne, insigne de son grade, et ses armes, se déclarant chrétien et décidé à ne plus servir les empereurs (298) ^. Pendant qu'on jugeait le cas de cet homme devant le tribunal du vicaire à Tanger, le greffier Cassianus, en entendant prononcer la peine capitale qu'il estimait injuste, envoya rouler stylet et tablettes devant le tribunal. Il fut également condamné à mort.
Un des récits les plus intéressants de la dernière persécution concerne un groupe de fidèles, accusé d'avoir tenu une réunion religieuse en contravention avec l'édit de 303. Ces fidèles, les uns d'Abitène, les autres de Cartilage, étaient parvenus à reformer une petite congrégation dont les assemblées se tenaient à Abitène. L'évêque de cette ville, qu'on tenait pour traditeur, ne paraît pas avoir été admis dans la communauté qui obéissait à un prêtre nommé Saturninus^*. Les réunions avaient lieu tantôt chez un nommé Félix, tantôt chez le lecteur Eméritus. Un