s. OPTAT, De scliîsm. Donatist., III
2. Sur Valerius Florus, cf. Fallu de Lassert, Fastes des prov. afHc, 1901, t. II, 2e partie, p. 211 : « Qu'il y ait eu plusieurs édits de persécution, ce n'est guère douteux. Mais y eut-il deux périodes successives séparées par un intervalle de plusieurs mois (De Rossi, Bull, di arcli. crisL, 1875, p. 163; 1876, p. 59), c'est ce qui me paraît difficile à admettre pour l'Afrique en présence de l'inscription de Rouffach. Le 20 nov. 303, Aurélius Quintianus avait remplacé Florus. Un très court intervalle a donc dû séparer la publication de l'édit du 23 février en Numidie, et les dies turiflcationis où périrent les martyrs de Mileu. »
temples pour y sacrifier, et ceux qui se croyaient le mieux à Fabri ne lui échappaient pas. « Vous savez, disait un prélat numide qui avait été traditeur, vous savez combien m'a cherché Florus afin de me contraindre à « thurifier », mais Dieu m'a sauvé de ses mains ^ » Nous ne possédons pas d'Actes des martyrs de cette persécution, mais seulement quelques noms relevés sur des épitaphes ou des stèles votives -. Dans la Proconsulaire, la persécution ne dut pas être moins redoutable. Saint Optât, qui avait pu connaître les hommes de ce temps, disait qu'alors les uns furent confesseurs, les autres martyrs, d'autres apostats, et ceux-là seuls furent épargnés qui parvinrent à se cacher^. On peut croire que les violences furent nombreuses, car la population chrétienne devait être déjà importante puisque, la persécution finie, le concile de Cirta comptait encore onze évêques"*.
Tandis que les martyrs d'Abitène étaient enfermés