S. Augustin, Breviculus collât, cum Donatistis, lll
3. P. Allard, Hist. des persécutions, in-8°, Paris, 1890, t. IV, p. 202. L'évèque d'Aquae Tliibililanae, Marinas fut moins heureux. Il livra les archives de son Église afin de sauver les livres saints. Contra Cresconium, 111, 30.
U. Mensurius les blâme ouvertement dans une lettre à Secundus, évêque de Tigisis. Il ne faisait que conformer en cela son jugement à celui qui avait, dès cette époque, définitivement prévalu dans l'Église sur le zèle téméraire. Cf. E. Le Blant, Les persécuteurs et les martyrs, c. x. Le zèle téméraire, p. 123; H. Leclercq, Les temps néroniens et le deuxième siècle, iu-8°, Paris, 1901, p. Lxix sq.
5. S. Augustin, lircvic. collât, cum Donatist., III, 25 : Quidam facinorosi et fisci debitores, qui occasione persecutionis vel carere relient oncrosa multis debitis vita, vel purgare se putarent et quasi abluerc
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de dettes, qui virent arriver la persécution avec joie à la pensée de l'occasion qui s'offrait à eux de regagner l'estime de leurs concitoyens et, tout en se faisant entretenir abondamment dans la prison par la charité des fidèles, de s'acquérir le crédit indispensable pour faire par la suite de nouvelles dupes. Ce fut, la paix venue, le parti des exaltés et celui des exploiteurs qui soulevèrent et entretinrent la question des « traditeurs ». Un de leurs porte-parole fut Secundus, évêque de Tigisi, tout fier de sa résistance bruyante aux agents persécuteurs. Il racontait, il écrivait, afin que nul n'en ignorât, ce qui lui était advenu. Un jour donc, un centurion et un soldat bénéficiaire vinrent le sommer de livrer les manuscrits de son Église. « Je répondis, disait-il : « Je suis chrétien et évêque, je ne suis pas traditeur. » Nos gens insistent. Secundus s'obstine; cependant les visiteurs se contenteraient de n'importe quel objet, mais Secundus refuse tout, il ne songe qu'à renouveler l'héroïsme du vieil Eléazar qui refusa de feindre le mal qu'il lui était interdit de commettre ^ Quelques années plus tard, Secundus se montrait si hautain à l'égard de ses collègues convaincus de faiblesse, qu'il s'attira de l'un d'eux cette question : « Comment, n'ayant pas pris la fuite et étant demeuré longtemps entre les mains des hommes de la police, as-tu été ensuite renvoyé in-
facinora sua, vel certe acquirere pecuniam et in custodia deliciis perfrui de obsequio christianorum. Il est possible que ce passage ait donné naissance à la calomnie des donatistes qui imputaient à l'évèque Mensurius et à son diacre Cécilien d'avoir empêché les fidèles d'assister les martyrs dans la prison. Acta ss. Saturnini, Dativi, 17, 20, dans Baluze, Miscellanea, t. I, p. 17-18.