‹ L'Afrique chrétienneChapitre 208 sur 280 · S. Augustin, Brevic. coUat. cum Donatist., III · texte numérisé non relu

S. Augustin, Brevic. coUat. cum Donatist., III

l'AI^-RIQUE CflKÉTIENNE. — I. 19

demne, si tu n'as rien livré ^? » Secundus ne sut que répondre.

D'autres évêques, parmi lesquels Félix d'Abtughi, furent accusés à tort de tradition; celui-ci avait été abandonné par les fidèles de son Église, ainsi que le raconta, onze ans plus tard, le païen Affius Caecilianus, duumvir d'Abtughi : « Ce furent, déposa-t-il, les chrétiens eux-mêmes qui m'envoyèrent trouver dans le prétoire ; ils me demandèrent : Le sacré précepte des empereurs vous est-il parvenu? — Je répondis : Non, mais je l'ai déjà vu exécuter à Zama et à Furnes, où l'on a démoli les basiliques et brûlé les Ecritures. Apportez donc celle que vous avez, afin d'obéir au sacré précepte. — Ils envoyèrent alors à la maison de l'évêque Félix, pour en retirer les Ecritures et les livrer au feu, conformément à la loi. Galatius m'accompagna au lieu où ils avaient auparavant coutume de se rassembler. Là, nous prîmes la chaire (épiscopale) et des épîtres salutatoires ^ ; toutes les portes furent brûlées selon l'ordre impérial. Mais les agents que j'avais envoyés à la maison de l'évêque me répondirent qu'il était absent . »

Si grande que fût la lassitude de beaucoup de païens à exécuter les ordres cruels à l'égard de ces chrétiens qui faisaient, la veille, partie de leurs sociétés

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