‹ L'Afrique chrétienneChapitre 22 sur 280 · S. GSELL, Monuin. antiq. de l'Algérie^ t. II, p · texte numérisé non relu

S. GSELL, Monuin. antiq. de l'Algérie^ t. II, p

3. Mentionnons, sans nous y arrêter, trois catacombes. A Arch-Zarra, près de Salakta, cf. De la Blanchère, Découvertes archéologiques à Carthage et dans la presqu'île du cap Bon, dans le Bull, du Comité, 1895, p. 371 sq.; 1880, p. 216; 1889, p. 107; Comptes rendus de l'Acad. des Inscrip., 1887, p. 92 ; Toi lotte, Byzacène, p. 181 ; à Khenchela, cf. Bec. de Constantine, 1898, p. 362 sq.; à Kherbet-bou-Addoufen, cf. S. GSELL, Becherc lies archéol. en Algérie, in-S-», Paris, 1893, p. 181.

ce qui a trait non seulement aux nécessités de la vie, mais à l'opulence, les arts libéraux ainsi que les produits industriels \

Bien qu'il soit impossible de classer parmi les « sources » proprement dites les travaux d'exégèse entrepris pour élucider les textes et les monuments, les classer, les éclairer les uns par les autres, on ne saurait néanmoins les passer sous silence. Nous ne mentionnerons aucun ouvrage en particulier parce que les titres et références de ceux qui nous ont rendu le plus de services se rencontreront souvent dans notre travail. Il n'existe pas aujourd'hui d'ouvrage d'ensemble sur l'Afrique chrétienne. Les travaux anciens de Melch. Leydecker, Emm. de Schlestrate, St. Morcelli, Fr. Miinter, Cel. Cavedoni doivent toujours être consultés, mais vérifiés et complétés ou parfois même suppléés et refaits entièrement. Chaque année voit apparaître des documents nouveaux et des commentaires ingénieux ; on les trouvera mentionnés et appréciés dans la Chronique africaine de M. Stéphane Gsell dont l'information et la critique sont depuis dix années la providence de tous ceux qui s'intéressent aux choses de l'Afrique chrétienne ^. ,

1. Il est impossible d'entreprendre à cette place une bibliographie. Espérons qu'il se trouvera un jour un homme ou une académie qui fasse les frais d'un Corpus rei archeologicae christianae. Nous avons groupé quelques informations qui nous ont semblé plus typiques que d'autres dans Archéologie de l'Afrique, cf. D. Cabrol, Dict. d'arcli. et de liturg., t. 1, col. 707-742.

2. S. Gsell, Chronique archéologique africaine, dans les Mélang. d'archéol. et d'hist., 1895, t. XV, p. 301-350; 1896, t. XYI, p. Wl-490; 1898, t. XVllI, p. 69-140 ; 1899, t. XIX, p. 35-83 ; 1900, t. XX, p. 79-143 ; 1901, t. XXI, p. 182-241 ; 1902, t. XXII, p. 301-345. La Chronique de l'année 1893, p. 117-196, est de M. J. Toutain; nous n'avons pu prendre connaissance à temps de la Chronique de 1903. H. Fournel, Étude sur la conquête de l'Afrique par les Arabes, a su reconnaître l'importance des documents d'origine chrétienne, in-4'', Paris, 1857, préf., p. i : « Plus

d'une fois, dit-il, les sources ecclésiastiques me sont venues en aide, tantôt pour fixer la date de certains travaux métallurgiques dont je retrouvais les restes stériles, tantôt pour faciliter la découverte ultérieure de gisements. » Nous n'avons pas à résumer l'histoire de l'incurie et souvent même de l'hostilité de l'administration française à l'égard des monuments de l'Algérie. Les administrations municipales et les corps réputés savants, uniquement préoccupés d'intérêts matériels, se sont fait un divertissement de ruiner des monuments, principalement des textes épigraphiques, dans un pays où on les pourrait croire soucieux d'émulation à l'égard des seuls Vandales dont ils ont dépassé quelquefois les méfaits. Cf. G. Doublet et P. Gauckler, Musée de Constantîne, in-i", Paris, 1892, p. 6, 13 ; L. Renier, dans la Revue des Sociétés savantes^ 1880, p. U8U ; J. Schmidt, Bericht ûber eîne epigraphische Reise nach Alger und Tunis, in^**, Halle, 1883, p. 7-8; R. Gagnât, dans le Bull, épigr. de la Gaule, t. I, p. 238 ; L. Bertrand, Catalogue du musée de la ville de Pliilippeville et des antiquités existant au théâtre romain, in-16, Philippeville, 1890-1892, p. 6 ; De la Blanchère, Rapport à M. le Ministre de Cinstr. publ. et des beaux-arts, dans G. Doublet, Musée d'Alger, 1890, p. 6-9. On peut juger du respect porté aux monuments par ce fait que le temple romain de Tébessa fut affecté successivement depuis la conquête à une fabrique de savon, un bureau du service du génie, un prétoire pour le juge musulman, une cantine, un cercle militaire, une prison, une église; il est enfin revenu à la direction des beaux-arts. G. Diehl, Za conquête archéologique de l'Algérie, 1831-1881; Le vandalisme contemporain dans l'Afrique du Nord, dans la Revue internationale de l'Enseignement, 1893.

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