‹ L'Afrique chrétienneChapitre 239 sur 280 · Symmaque, Epist. I · texte numérisé non relu

Symmaque, Epist. I

h. Catalogus codicum hcujiographicorum latînorum qui asservantur in bibliothcca nationali Parisiensi, t. I, p. 351 sq.

fut pas plus heureux. Alors, dans un mouvement de folie, sa dévotion se changea en blasphème et, comme pour se venger de Dieu, il frappa le sarcophage de la martyre avec colère et sortit pale, tremblant, les yeux injectés de bile et proférant des malédictions. Dans le vestibule il tomba de son cheval et on y vit, après l'événement, un présage de la ruine dont son parti était déjà menacé.

Valentinien envoya en Afrique le comte Théodose (372) ^ avec quelques troupes empruntées aux effectifs de Mésie et de Pannonie et destinées à compléter les effectifs de l'armée d'Afrique. Une loi conservée au Code théodosien^ prenait quelques dispositions en vue de faire rentrer le plus grand nombre possible des soldats détachés soit à l'officium d'un gouverneur, soit dans ces autres emplois que les hommes de troupe désignent d'un mot expressif sous le nom d'« embuscades ». Théodose, à peine débarqué, retira au comte Romanus la conduite des opérations et se rendit de sa personne à Sétif dont il fit sa base d'opérations. Firmus, effrayé par la grande réputation militaire de Théodose, chercha à gagner du temps et vint demander la paix. Théodose y consentit, mais réclama des otages ; pendant ce temps, il poussait les opérations. Il s'avança jusqu'à Tupusuctu (=r: Tiklat)^ au pied du Djurdura. La campagne commençait.

Pour Firmus, elle ne fut qu'une série de déboires. Après l'un d'eux, il envoya au vainqueur des évêques, des donatistes sans doute, demander la paix. Ils amenaient des otages. Il y eut donc une sorte de trêve, mais on sut que Firmus ne cherchait qu'à

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