Ibid., IV, U
[i. Gildon, 387-398, fils de Nubel. Cf. Fallu de Lessert, op. cit.. p. 256 sq. Claudien, De bello Gildonico. Pour l'expédition de Mascczel, cf. YOGT, Kritische Bemerkuyigen zur Geschichte des Gildonischen Krieges, dans les Feslschrift der Trierer phil. Vers., 1879, p. 69 sq. On trouvera dans Clinton, Fasti romani, in-i", Oxford, 1845, sous les années 397-398, la plupart des textes relatifs à la chute de Gildon.
Lorsque Gildon eut rompu avec l'empereur ^ et que la guerre fut imminente, le général envoyé contre lui avait de son côté tous les catholiques, de même que Gildon avait tous les primianistes.
« Les donatistes ne se contentèrent pas d'opposer aux catholiques la résistance à main armée que nous venons de voir; ils les combattirent aussi par de nombreux écrits ; de telle sorte que, vers la fin du iv*" siècle, la lutte, sans jamais cesser d'être sanglante, prit un caractère doctrinal. Le schisme des donatistes était devenu une hérésie ^. Dès le début, ils cherchèrent des partisans au delà des mers. Nulle part ils ne firent de prosélytes. En Espagne seulement, une femme s'était déclarée pour eux^. » A Rome, ils échouèrent '•.
1. « 11 n'avait du reste pas attendu le jour de la révolte ouverte pour embrasser [le parti donatiste],ditM. PalludeLessert, puisque, au témoignage réitéré de saint Augustin, la persécution de l'évêque de Timgad dura dix ans. » Nous savons que, sous cette persécution, les catholiques portèrent plainte devant le vicaire Seranus et que les maximianistes condamnés par le concile de Bagaï furent poursuivis. « A une époque oîi la question religieuse se trouvait intimement liée à la question politique et où le maintien de l'unité catholique était considéré comme une loi fondamentale de l'empire, le triomphe du schisme ne pouvait évidemment devenir définitif que si l'on n'avait plus à craindre Tintervenlion impériale dans les affaires d'Afrique et le retour des operarii unitatis. » Fallu DE Lessert, op. cit., t. Il, 2« partie, p. 263, cf. Vicaires et Comtes d'Afrique, p. 11^. Ce n'est qu'avec le temps et les rudes traitements qu'il eut à subir que le donatisme prit conscience de lui-même; ce ne fut pas, comme on l'a pensé (Thûmmel, Zur Beurtheilung der Donatismus, Eine Kirchengcschtliche Untersuchung, in-8°, Halle a. S., 1893) par nature et dès le début qu'il épousa les revendications indigènes. Jusqu'au concile de Rome (313) et même jusqu'à celui d'Arles (314) l'hostilité des donatistes contre la papauté n'est pas comparable aux sentiments qu'ils auront après ces conciles; de même l'attitude d'opposition et bientôt de révolte politique paraît avoir été déterminée par la condamnation de Constantin et les mesures qui la suivirent (S. Gsell, Chronique africaine, dans Met. d'arch. et d'hist., 1895, t. XV, p. 320. (Cf. Masqueray, De Aurasio monte, p. 86.)