‹ L'Afrique chrétienneChapitre 242 sur 280 · Contra litteras Petiliani, II, c. cviii, n · texte numérisé non relu

Contra litteras Petiliani, II, c. cviii, n

4. F. Ferrère, La situation religieuse de l'Afrique romaine depuis

LE DONATISME. 379

Les donatistes ressuscitèrent une théorie erronée de saint Cyprien et nièrent la validité des sacrements administrés par des hérétiques. L'Église entière, à l'exception dudonatisme, étant, selon eux, hérétique, ils furent amenés à rebaptiser tout catholique qui passait dans leur parti. La secte cependant ne posséda jamais l'homme de talent sans lequel les doctrines périclitent. Donat de Carthage ^ , Vitellius Afer et Parménien, successeur intrus sur le siège de Donat, ne paraissent avoir possédé aucune des qualités qui entraînent les adhésions en grand nombre. Il serait assez surprenant que les catholiques n'aient pas songé à répondre. Cependant nous ne possédons rien. « Entre l'avènement de Constantin et celui de Valentinien, la littérature chrétienne d'Afrique n'est représentée que par quelques productions hagiographiques, quatre en tout, toutes les quatre de main donatiste^. En dehors de ces pamphlets martyrologiques, il n'y a aucune œuvre de plume à signaler avant la controverse qui, vers les abords de l'année 370, mit aux prises l'évêque catholique de Milève, Optât, avec le primat donatiste de Carthage, Parménien. »

Cette dispute de l'évêque Optât était habilement conduite. Toute la vogue durable du donatisme était

la fin du IV® siècle jusqu'à l'invasion des Vandales, 429, in-S", Paris, 1897, p. 16^.

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