A. Delattre, Gamart; E. Babelon, Carthage, p
gions en guerre ne se réconcilient pas autour d'un cercueil ^ ». Cette circonstance jette un jour assez vif sur les origines du christianisme en Afrique ; elle est le seul fait contemporain de l'événement et a droit à plus d'attention de la part de l'historien que tous les textes que nous avons eu l'occasion de citer. Le mot le plus juste qui semble avoir été prononcé sur cette question se trouve chez saint Augustin. Carthage, dit- il. était alors une ville importante et célèbre; ses évêques étaient en relations épistolaires ininterrompues non seulement avec l'Eglise de Rome, mais aussi « avec toutes les autres régions, d'où l'Evangile est venu dans l'Afrique elle-même ^ ». « Aucune base historique un peu solide ne prête donc à supposer que les pays compris dans l'espace que nous traitons aient vu s'établir une église proprement dite, c'est-à-dire un épiscopat fixe avant le ii® siècle. Tout concourt plutôt à prouver que, dans leurs instants de prétentions les plus hautes, ils n'ont jamais songé à se chercher des droits de résistance en faisant valoir des traces quelconques d'origine précisément apostolique ^. »