Tertullien, Adv. ludaeos
2. L. DUCHESNE, Eglises séparées, in-12, Paris, 1896, p. 280. Cf. Y. Geslin de Bourgogne, JSote sur l'occupation des Aurès par les Romains, dans les Mém. de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1873-1874; E. Masqueray, De Aurasio monte, in-8°, Paris, 1886. On trouverait peut-être dans les idiomes barbares des tribus actuelles quelques indications utiles. Les Touaregs appellent un bon génie enjelous. Cf. Vivien de Saint-Martin, L'Année géographique, 1863, p. 126.
3. Il n'est pas le premier Africain clirétien qui ait écrit, ainsi que nous Talions voir plus loin.
de persécution, plusieurs chrétiens jugés et mis à mort ^ les fidèles isolés en péril, les propriétés des chrétiens saccagées ^. Chaque jour aussi quelque assemblée chrétienne, dénoncée par un traître, était envahie et pillée ^, les cimetières étaient violés ^*. Ce que nous savons de plus précis se lit dans un texte célèbre qu'on ne saurait omettre de citer. S'adressant à la population païenne, Tertullien lui dit : « Sans prendre les armes, sans nous révolter, nous pourrions vous combattre, simplement en nous séparant de vous ; car, si cette multitude d'hommes vous eût quittés pour se retirer dans quelque contrée éloignée, la perte de tant de citoyens de tout état aurait décrié votre gouvernement et vous eût assez punis : vous auriez été effrayés du silence de votre solitude, du silence, de Fétonnement du monde, qui aurait paru comme mort ; vous auriez cherché à qui commander ; il vous serait resté plus d'ennemis que de citoyens. A présent, la multitude des chrétiens fait que vos ennemis paraissent le petit nombre... Nous ne sommes que d'hier^ et nous remplissons tout, vos villes, vos îles, vos châteaux, vos bourgades,vos conseils, vos camps ^,